Dans cette résidence de Cugnaux, depuis plus de dix ans, les habitants sont désespérés. Le bâtiment qu’ils habitent est frappé par d’importantes inondations, malfaçons, fissures… Après des années à tenter de trouver une solution, à débourser de l’argent pour éviter que cela empire, le dossier de cette copropriété arrive devant la justice : initialement prévu le lundi 7 septembre, l’audience qui doit déterminer les responsabilités dans ce dossier été reporté au lundi 5 octobre 2026.
Voilà maintenant plus de dix ans que les problèmes dans la résidence « Pré Fleuri » à Cugnaux ont commencé. Le sous-sol du bâtiment est frappé par des inondations presque surréalistes à chaque grosse pluie. Parfois cela se traduit par plusieurs dizaines de centimètres d’eau à hauteur des vitres des véhicules et de l’eau qui jaillit des murs. À cela s’ajoutent fissures, malfaçons et insalubrité dans les appartements… « Ça fait dix ans que ça dure, rien ne va dans l’histoire et tout le monde se renvoie la balle », se plaint l’une des membres de la copropriété à la sortie du tribunal le 7 septembre dernier, alors que l’audience a été reportée au 5 octobre prochain.
Sous-sol et ascenseur inutilisables
En 2015, des familles emménagent en location-accession dans les 40 appartements de la résidence « Pré Fleuri » située au 103 avenue de Toulouse, à Cugnaux. C’est le groupe des Chalets qui en est le promoteur. En plus de cela, la société était aussi bailleur du site et syndicat de la résidence durant les six premières années. Dès le premier hiver, des problèmes apparaissent au sous-sol. Les inondations et infiltrations deviennent omniprésentes, jusqu’à mettre à l’arrêt l’ascenseur, toujours hors de fonction depuis sept ans. Des fissures apparaissent aussi dans les appartements, aux murs et au sol.

Face à ces problématiques, la copropriété a payé à répétition les factures d’entreprises externes notamment pour le pompage du sous-sol. Des frais onéreux qui l’ont finalement ruinée. « Il y a des sinistres en cascade, les biens immobiliers sont invendables », assure Me Deviers, avocat de la copropriété.
Au bout de six ans, le Groupe des Chalets perd le syndicat de la résidence, qui est placée sous administration provisoire en mars 2022. Depuis, les charges de copropriété ne cessent qu’augmenter dans le but d’éponger les dettes accumulées. Celles-ci s’élèvent encore aujourd’hui à plus de 40 000 €.
1 million d’euros pour les travaux de reprise
« Le syndicat des copropriétaires est continuellement contraint de faire réaliser des interventions ruineuses pour contenir les venues d’eaux dans le sous-sol, éviter leur accumulation et l’inondation », précise Me Deviers. Il reproche au groupe des Chalets d’avoir opté pour une solution moins étanche dans le sous-sol, car moins onéreuse. Ceci « en connaissance de cause » puisqu’une étude de sol, menée en 2010, avant la construction, avait révélé la présence d’une nappe phréatique plus haute que la surface du sous-sol. Aujourd’hui, la copropriété réclame une somme de près d’un million d’euros pour effectuer les travaux de reprise dans la résidence.
L’audience devait avoir lieu le lundi 7 septembre 2026 après plus de dix ans de combat, mais elle a été reportée au 5 octobre prochain pour la mise en cause d’une nouvelle partie. « C’est toujours repoussé, on n’en peut plus », se plaint l’un des propriétaires à la sortie du tribunal. Contacté par La Dépêche du Midi, le Groupe des Chalets n’a pas souhaité apporter de réponse et précise s’en remettre à la justice dans ce dossier.

















