Élu sénateur de la Haute-Garonne sur une liste qui a rassemblé les Écologistes et les Insoumis, Marc Péré, le maire divers gauche de L’Union, a participé à la photo officielle des parlementaires LFI en compagnie de Jean-Luc Mélenchon, au palais du Luxembourg. À Toulouse, pour les élus de la majorité métropolitaine, Marc Péré révélerait là sa vraie couleur.
À mi-chemin entre les Écologistes et La France insoumise, le positionnement de Marc Péré, le maire divers gauche de L’Union élu sénateur le 27 septembre, continue à créer des remous. Jeudi dernier, sur les marches du palais du Luxembourg, le nouvel élu a posé pour la photo de La France insoumise en compagnie du sénateur LFI du Rhône, Gabriel Amard. Selon les termes de l’accord avec les trois partis qui l’ont soutenu, LFI, Les Écologistes et Génération.s, Marc Péré siègera dans le groupe des élus Verts et participera à l’intergroupe des élus Insoumis qui inclut des députés. Et il est rattaché administrativement à LFI pour le financement de la vie politique.
C’est donc avec ces élus Insoumis que Marc Péré apparaît sur cette photo : Mathilde Panot, Clémence Guetté, Manuel Bompard, le Toulousain Hadrien Clouet, mais aussi Jean-Luc Mélenchon qui l’a félicité pour son élection.
❤️? La France insoumise arrive au #Sénat !
Avec @JLMelenchon pour accueillir nos 2 premiers sénateurs insoumis : Gabriel Amard et Marc Péré !
En 10 ans d’existence, la France insoumise est devenue une force politique incontournable prête à gouverner ! https://t.co/FiSqYecOg8
— Christophe Bex (@ChristopheBex) October 1, 2026
Cette photo de famille a fait réagir Vincent Terrail-Novès, le maire de Balma, candidat aux sénatoriales sur la liste de Pierre Médevielle, et qui a loupé de peu l’élection au Sénat en raison de la division à droite. « Le flou est désormais levé », a-t-il lancé au sujet de son voisin de L’Union.
« Je ne suis membre d’aucun parti »
À la Métropole, c’est souvent avec Sacha Briand, porte-parole de la majorité lors du précédent mandat, que Marc Péré croise le fer. L’élu toulousain a lui aussi vu passer la photo et a commenté : « Hier encore divers gauche, puis candidat écolo aux sénatoriales, le voici désormais rouge comme la honte », a lancé Sacha Briand à un de ses adversaires favoris. Pour les élus de la majorité au conseil municipal, Emilion Esnault a enfoncé le clou : « Tel un caméléon, Marc Péré adapte sa couleur en fonction de son environnement. À Toulouse et en Haute-Garonne, il est de gauche sans parti politique. Élu, on le retrouve à Paris… insoumis ! »
« Je suis soutenu par trois forces politiques qui m’ont toutes accueilli », se défend Marc Péré. Et la photo officielle avec les Écologistes est bien prévue à son tour pour ce mercredi. « C’est grâce à ces trois forces que nous avons gagné. Moi, je ne suis membre d’aucun parti », répète celui qui, par ailleurs, a décidé de démissionner de son poste de conseiller départemental pour continuer à siéger à la mairie de L’Union et à la Métropole.














