A six mois de l’élection présidentielle, Martin Ajdari, le président de l’Arcom était en visite à Toulouse. Il a détaillé le rôle de régulation et d’arbitrage de l’autorité face aux défis de l’information et du numérique.
L’Arcom, autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, adapte son action à l’approche de l’élection présidentielle. Une instance qui se positionne comme garant du pluralisme à la télé, à la radio et dans les médias numérique. Martin Ajdari, son président qui était de passage à Toulouse ce jeudi 15 octobre, était l’invité d’ICI matin : « Notre mission, c’est de réguler l’audiovisuel, donc d’être en contact avec tous les acteurs des médias audiovisuels et le plus grand nombre d’entre eux sont locaux : il y a plus de 1000 radios sur tout le territoire national, des dizaines de chaînes de télévision. Et c’est au contact localement de ces médias qu’on peut vraiment prendre conscience de leurs contraintes, de leur rôle, notamment à l’approche d’une période comme la présidentielle. »
Favoriser le débat démocratique
L’Arcom dont le rôle s’est élargi au fil des années : « Nous régulons l’audiovisuel mais nous régulons aussi de plus en plus les services numériques, notamment pour la protection des mineurs, la lutte contre la haine en ligne et la lutte contre la désinformation. Au qualificatif de gendarme, je préfère celui d’arbitre : nous essayons d’être les arbitres de l’audiovisuel, de favoriser le beau jeu, de siffler pour sortir éventuellement des cartons lorsqu’il y a des fautes. Mais c’est aussi pour permettre à la liberté de communication et au débat démocratique d’avoir lieu. Il aura lieu de manière intense dans quelques mois avec la présidentielle et notre rôle, c’est de le favoriser et de l’accompagner. »
Une protection du débat démocratique
Selon la dernière étude de l’Arcom, près de 7 Français sur 10 déclarent faire confiance aux journalistes. Un chiffre qui peut paraître étonnant à l’heure où on parle régulièrement de défiance du public envers les médias traditionnels. Une posture regrettable pour Martin Ajdari : « On a absolument besoin des médias pour assurer la qualité de l’information qui est diffusée sur les antennes et aussi pour jouer ce rôle d’intermédiaire et animer le débat. A contrario, on a beaucoup plus de désordre dans la diffusion de l’information sur les réseaux numériques qui ne sont pas régulés, qui ne sont pas aux mains de professionnels de l’information. Depuis quelques années, on observe une polarisation et un rejet des institutions comme les médias, la justice ou l’éducation. Et la régulation audiovisuelle fait partie de ces cibles de la contestation. »
« Nous avons depuis quelques années développé une compétence dans le domaine du numérique pour préparer le terrain, notamment en amont des élections, pour mieux détecter les éventuelles ingérences lorsqu’elles surviennent pouvoir alerter les plateformes, leur demander de retirer promptement telle ou telle page. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














