A Toulouse, un partenaire historique des Halles de la Cartoucherie se retrouve à la porte. L’école de breakdance : « Break’in school » vient de voir son bail résilier, c’est la conséquence directe du redressement judiciaire que vivent des Halles de la Cartoucherie depuis le 9 mars dernier.
A Toulouse, un partenaire historique des Halles de la Cartoucherie se retrouve à la porte. L’école de break danse : « Break’in school » vient de voir son bail résilier, à la rentrée il lui faudra trouver une autre salle où s’entraîner, son fondateur a du mal à avaler la pilule. Cette résiliation de bail est la conséquence directe du redressement judiciaire que vivent des Halles de la Cartoucherie depuis le 9 mars dernier.
L’école de hip hop se considère comme une « victime sacrifiée »
Tout en baies vitrées et miroirs, une salle de 262 mètres carrés situé au rez-de-chaussée des Halles de la Cartoucherie, entre les restaurants et la salle d’escalade, l’école de breakdance est le bébé d’Abdel Chouari, multi champion du monde de la discipline, directeur et fondateur.
** »Cela fait plus de 25 ans que je travaille à faire en sorte de mettre la France en avant via la culture hip hop et tout ce qu’il y a de plus beau dans cette société«
Après trois années, la Break’in school et ses 436 adhérents voient son bail résilié par le tribunal de commerce et n’a plus nulle part où aller. :
« Dans trois semaines on n’a tout simplement pas de salle pour nos élèves, on n’a pas de salle pour nos familles, on n’a pas de salle pour pouvoir mettre en place nos activités. Il y a cinq employés qui sont en équivalents temps plein. C’est une catastrophe.«
Abdel Chouari est en colère : « La culture hip-hop et les cultures populaires sont sacrifiées. On se sent utilisé parce que notre notoriété fait que les Halles de la Cartoucherie, il y a un certain nombre d’années, nous ont contacté pour venir ici et du coup, on a participé à mettre une couleur au lieu. Aujourd’hui, Monsieur et Madame tout le monde, je pense aux mamies qui restent avec leurs chaises devant la baie vitrée pour regarder les enfants danser, mais aussi les enfants qui prennent leur goûter. Ou encore un témoignage qu’on a vu sur Instagram où une maman disait qu’elle venait manger à la Cartoucherie parce que sa fille lui demandait de venir pour nous voir danser. On se sent utilisés, il est hors de question que l’on mange les miettes et que la culture hip hop ne soit pas respectée. «
Le président du comité de quartier s’attriste de la situation, pour autant, il la comprend, Eric Duchemin : « Ils serrent les boulons de partout, donc oui, ça fait des dégâts. On était contents d’avoir cette école, ça faisait des jeunes qui venaient régulièrement. Mais voilà, ils ont loué des espaces, une bouchée de pain et ça ne marche pas.«
C’est l’administrateur judiciaire qui a fait le choix de résiliation du bail, explique Muriel le Vaillant, directrice générale de Cosmopolis, la structure qui gère les Halles : « En redressement judiciaire, on est en train d’optimiser chaque mètre carré. Ça fait partie de la procédure. »
Des propositions ont été faites. Trop contraignantes, répond Abdel Chouari : « On nous a proposé 18h-20 h. Sauf qu’aujourd’hui, nous sommes plutôt vers une tranche horaire qui est 18h – 22h tous les soirs, mercredi toute la journée et le samedi matin. »
Avec un loyer annuel de 20 000 € et des événements facturés 27 000 €, l’école de danse rapporte à peine la moitié de ce qui est nécessaire souligne Muriel Le Vaillant : « L’équivalent du loyer et des charges nécessaires se monte à 117 000€.«
Le candidat au remplacement de la Break’in school est connu indique la directrice générale : « Le principal repreneur potentiel aujourd’hui est l’UCPA, on n’a pas voulu le cacher.«
Déjà présente aux Halles, l’association propose cardio, muscu, fitness et squash pour « 29,99 € par mois, mais je suis étudiante » indique Chloé. L’UCPA va pouvoir s’agrandir, au grand plaisir de cette interne à l’hôpital Purpan voisin : « Honnêtement, c’est déjà pas mal hein, ce qui est proposé. Peut-être du yoga, un peu plus de tapis, ça j’aimerais bien !«
La Break’in School a décidé de faire appel de la décision du tribunal de commerce.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555










