Tommaso Menoncello s’est officiellement engagé avec le Stade Toulousain ce jeudi 28 mai. Une signature attendue de longue date sur laquelle il est revenu dans un entretien où il a révélé les différentes tractations qui ont conduit à son arrivée, laquelle s’est faite aux dépens du RC Toulon, qui a longtemps cru pouvoir l’attirer dans ses rangs.
Pour sa première interview en tant que joueur du Stade Toulousain, Tommaso Menoncello a choisi de se livrer à L’Équipe ce vendredi 29 mai. Il a expliqué en détail la raison de sa signature avec les rouge et noir et semble vouloir se faire adopter immédiatement par les supporters, mais aussi ses futurs coéquipiers. Surtout, il confirme avoir repoussé les avances du RC Toulon, malgré une hésitation, afin de poser ses valises dans la Ville rose.
« Le Stade Toulousain est le plus grand club au monde ! Avec beaucoup de grands joueurs et une forte concurrence. C’est le meilleur choix. Celui qui me fera grandir et me poussera à donner le meilleur de moi-même », lance-t-il, bon élève, en introduction de cette interview. « Un match Toulon-Toulouse semble s’être dessiné pour vous recruter, dans lequel le RCT vous proposait un salaire beaucoup plus élevé », l’interrogent nos confrères. Une question qu’il accueille avec un rire.
« Je ne suis pas quelqu’un qui s’intéresse beaucoup à l’aspect économique. Je pratique ce sport par amour du rugby et parce que je veux devenir la meilleure version de moi-même. Je suis au meilleur endroit pour y parvenir », assure le centre italien, prudent dans ses réponses. « Ce choix est le mien, pas celui des gens que j’ai pu écouter ou consulter », affirme-t-il à propos du rôle qu’aurait éventuellement joué son compatriote Ange Capuozzo dans ce recrutement.
Une rencontre avec Ugo Mola il y a plus d’un an
Menoncello évoque « plusieurs étapes » et « plusieurs entretiens » avant son choix définitif. Il dévoile avoir rencontré Ugo Mola il y a longtemps, « avant la reprise du Top 14 l’an dernier », précise-t-il. L’Italien ne nie d’ailleurs pas avoir « pris le temps ». Un homme a néanmoins pesé dans la décision, même si, selon les dires de l’ancien du Benetton, il n’a pas tranché entre les deux clubs de Top 14. « Gonzalo (Quesada, NDLR), notre sélectionneur, a aussi été très proche pendant cette période. Il m’a dit que Toulouse et Toulon étaient d’excellents clubs », raconte-t-il.
Le meilleur joueur du Tournoi des VI Nations 2024 confirme que ce choix « n’a pas été facile ». Mais, s’il y a bien un point sur lequel il n’a pas douté, c’est le pays de son futur club : « Je voulais aller en France, sinon je serais resté en Italie. » Il raconte une anecdote sur son enfance, romantisant en quelque sorte son choix : « Quand j’étais plus jeune, je regardais déjà le Top 14, qui m’a toujours attiré, et beaucoup Toulouse et Toulon, d’ailleurs. Un de mes oncles a eu de la famille à Toulouse, je crois. Il me parlait beaucoup de ce club… »
Sur le plan sportif, il évoque un « défi énorme », mais explique avoir justement rejoint le Stade Toulousain pour cela : « rivaliser avec les meilleurs ». Cependant, il se montre assez lucide et sait qu’il arrive dans un environnement où certains cadres de très haut niveau sont déjà installés. « Ce sera quelque chose de nouveau pour moi, car ce sont des joueurs, comme vous le dites, très talentueux, avec déjà beaucoup d’expérience dans le Top 14. Ce sera certainement difficile de pouvoir intégrer l’équipe et de pouvoir entrer dans le quinze de départ », conclut celui qui sera principalement en concurrence avec le fringuant Kalvin Gourgues, qui a explosé cette saison, Pierre-Louis Barassi, international français, le prometteur Paul Costes et l’Argentin Santiago Chocobares. Rien qui ne semble l’effrayer, bien au contraire, le défi semble lui plaire.












