Près de cinq mois après le dramatique incendie qui a coûté la vie à leur fille Noémie dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, Claire et Laurent Dabin, habitants d’Eaunes près de Toulouse, poursuivent leur combat. Ils font désormais partie du conseil d’administration de l’association REVI Crans-Montana, créée pour accompagner les victimes et leurs proches.
Le 1er janvier 2026, un violent incendie survenu dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse, faisait 41 personnes ont perdu la vie lors de cette catastrophe internationale dont 9 Français. Parmi elles, Noémie Dabin, habitante d’Eaunes, près de Toulouse. Depuis ce drame, ses parents, Claire et Laurent Dabin, multiplient les initiatives pour que les victimes et leurs familles ne soient pas oubliées.
Mardi 26 mai, une nouvelle étape a été franchie avec la création officielle de l’association REVI Crans-Montana, pour « Reconnaissance et Entraide des Victimes de l’Incendie de Crans-Montana ». La structure s’appuie sur un collectif de 40 victimes françaises et rassemble des victimes directes, des proches ainsi que des personnes solidaires.
« Les effets satellites de cette tragédie sur des familles brisées comme la nôtre doivent apparaître dans toutes leurs diversités »
L’association s’est fixé plusieurs missions. Elle souhaite offrir un espace d’échange et de soutien aux personnes touchées par la catastrophe, porter une voix collective auprès des institutions et des compagnies d’assurance, mais aussi mener un travail de fond autour de la prévention et du devoir de mémoire.
Dans un communiqué transmis à La Dépêche du Midi, les fondateurs soulignent également la nécessité de faire reconnaître les victimes, de faire émerger la vérité sur les éventuelles responsabilités et de préserver durablement la mémoire des disparus.
« L’oubli de ce drame nous serait insupportable », confie Laurent Dabin. « Les effets satellites de cette tragédie sur des familles brisées comme la nôtre doivent apparaître dans toutes leurs diversités. Certains ont perdu un enfant, un parent, un frère, une sœur, un ami. D’autres vivent encore avec les blessures physiques, psychologiques et humaines laissées par ce drame. »
« Agir dans la dignité et le respect »
Les responsables de REVI Crans-Montana précisent que leur démarche s’inscrit « dans la dignité, l’humanité et le respect des procédures en cours ». L’association n’entend pas se substituer aux actions judiciaires, médicales ou indemnitaires déjà engagées par les familles, mais souhaite apporter un soutien complémentaire et fédérer les victimes autour d’objectifs communs.
Pour Claire et Laurent Dabin, cet engagement constitue aussi une manière de faire vivre la mémoire de leur fille. À travers leur participation au conseil d’administration, les Eaunois entendent mettre toute leur énergie au service de ce travail collectif d’entraide, de reconnaissance et de mémoire.
Pratique
L’association REVI Crans-Montana peut être contactée à l’adresse : revi.cransmontana@gmail.com.Son site internet est accessible à l’adresse : https://revi-crans-montana.vercel.app/















