Une nouvelle phase du chantier de la ligne C impacte depuis hier la rue des Frères Lion à Toulouse dans le quartier François-Verdier, soulevant l’inquiétude des commerçants. Tisséo Ingénierie explique et rassure.
Cela ne devrait durer qu’un an. Mais on le sait, le chantier titanesque de la ligne C du métro peut réserver des surprises. Depuis deux jours, c’est la rue des Frères Lion qui est impactée. Fermée aux voitures, cette artère très commerçante va stocker durant un an, du matériel destiné au chantier. Si le secteur François Verdier est désormais habitué aux gros engins, les commerçants de la rue sont un peu inquiets à l’arrivée de cette nouvelle étape. « Les cafés vont pouvoir se replier, s’ils le désirent, place Dupuy pour compenser leur chiffre, mais nous non, estime un commerçant. Bien sûr on le savait mais avec sans voiture, le chiffre d’affaires risque encore de dégringoler dans une période économique déjà très compliquée ». Edgar de la boutique Idéal Models, spécialisée en maquettes, déplore déjà « la guerre entre livreurs à vélo et trottinette. Ce matin, c’est zéro client dans le magasin. Je pense que la rentrée sera encore plus difficile ». « De plus, ajoute-t-il, il y a des éléments qui n’étaient pas à l’origine prévus, telles les grilles de protection qui débordent de dix mètres sur le magasin tout comme le stationnement d’une grosse remorque. Tout cela enlève encore de l’espace. Je m’interroge aussi sur le marquage au sol… « .
Même remarque du coiffeur Diloy’s : « La limite des grilles n’est pas respectée et oui, on craint pour notre chiffre d’affaires ». Pour Claire, fleuriste, « ma clientèle est majoritairement du quartier donc rien de changé. C’est plutôt l’impact visuel qui influence les passants ». Laurent Leduff, de l’enseigne de chaussures éponyme, est un habitué de ces travaux « durant quatre ans, j’ai vécu Faubourg Bonnefoy avec l’un de mes magasins fermé durant trois ans, alors je connais ». Il estime : « Bien sûr c’est une période difficile mais après, cette troisième ligne sera utile à tous ». En abordant le chapitre des indemnités, ce commerçant rappelle « il faut prouver la baisse du chiffre d’affaires, soit 1 € de perte de la marge brute et démontrer que cette perte est liée au chantier et non à la conjoncture. Pas simple ».
« Une réorganisation du chantier »
Directeur de Tisséo Ingénierie, Jean-Jacques Laporte, explique : « Ces grilles barrières sont provisoires, assure-t-il et font partie du « basculement » effectué par l’entreprise pour la création d’un espace souterrain au niveau du carrefour entre la rue des Frères-Lion et les allées François Verdier qui accueillera à la fois les locaux techniques indispensables au fonctionnement de la station de métro et le couloir de connexion entre la ligne B et la future ligne C. Cette nouvelle phase de chantier réorganise la circulation sur les boulevards désormais reportée sur les allées François Verdier, côté rue de Metz et cela pour une durée estimée à un an. Quant aux camions stationnés, ils servent à déplacer les grilles palissades et doivent disparaître ».












