Le tribunal administratif de Toulouse a suspendu l’évacuation immédiate du squat de la rue Louis-Plana ce jeudi 23 juillet. L’expulsion reste toutefois prévue, après une précédente décision de la Cour d’appel rendue en avril dernier.
Dans une décision rendue jeudi 23 juillet, le tribunal administratif de Toulouse a suspendu l’arrêté municipal qui ordonnait l’évacuation immédiate de l’ancien bâtiment universitaire de la rue Louis-Plana. Cette décision bloque la procédure lancée par la mairie, mais ne remet pas en cause l’expulsion prévue à terme.
- L’immeuble, situé au 159 rue Louis-Plana et 23 rue Henri-Guillaumet, est occupé depuis novembre 2024 par une centaine de jeunes accompagnés par des associations, dont plusieurs se déclarent mineurs isolés étrangers.
- La municipalité estime que le bâtiment présente un risque grave et imminent. Mais les juges considèrent que celui-ci n’est pas « suffisamment caractérisé ».
- La mairie ne pourra donc pas procéder à son évacuation immédiate sur la base de l’arrêté pris le 8 juillet.
Une évacuation d’urgence suspendue, mais une expulsion maintenue
Cette décision ne signifie pas que les occupants peuvent rester définitivement dans les lieux. La Cour d’appel de Toulouse avait déjà ordonné leur expulsion le 16 avril 2026, en accordant jusqu’à six mois de délai avant le départ.
La procédure judiciaire engagée par le propriétaire de l’immeuble, Toulouse Métropole, reste valable. À terme, le bâtiment doit être évacué dans le cadre de cette décision d’expulsion.
La mairie maintient sa position
La mairie de Toulouse avait, de son côté, choisi une procédure d’urgence après deux incendies survenus en mai 2026. Le SDIS de la Haute-Garonne avait alors transmis un courrier signalant des risques liés à la sécurité du bâtiment et aux conditions d’occupation.
Dans un communiqué, la mairie de Toulouse indique prendre acte de la décision du tribunal administratif. Elle affirme que l’absence d’urgence retenue par les juges s’explique par « des travaux entrepris par les occupants », qui confirmeraient selon elle le bien-fondé initial de son arrêté.
La mairie rappelle également que l’immeuble doit accueillir à terme un projet de 135 logements sociaux.













