La nouvelle est tombée ce dimanche matin : les forteresses royales du Languedoc sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Huit forteresses, réparties dans l’Aude et l’Ariège, édifiées après la croisade contre les Albigeois, au début du 13e siècle.
C’est désormais officiel : les forteresses royales du Languedoc font partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Le comité a tranché ce dimanche matin, en faveur de ces huit forteresses, inscrites simultanément aux plages du Débarquement en Normandie. Un « bien en série » donc de 8 forteresses : les châteaux d’Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes, ainsi que la Cité de Carcassonne, classée, seule, depuis 1997. C’est l’aboutissement de 13 ans de démarches pour les porteurs de ce projet.
Ces forteresses, souvent perchées en haut de pitons rocheux, ont été édifiées à l’issue de la croisade contre les Albigeois (1209-1229), lorsqu’une partie du Languedoc tombe dans le domaine royal. Certains de ces sites avaient servi auparavant de refuge aux Cathares, accusés d’hérésie. Grâce à ces forteresses, le roi de France garde un œil sur la population locale, encore considérée comme dissidente et surveille le royaume d’Aragon, situé à quelques dizaines de kilomètres de Quéribus ou Peyrepertuse. Et ce, jusqu’au traité des Pyrénées, et au recul de la frontière.
La dénomination du dossier « forteresses royales du Languedoc » a suscité pas mal de remous. Il y a une semaine, des associations occitanes ont manifesté au château de Quéribus, dans l’Aude, pour soutenir ce classement, susceptible de relancer le tourisme dans la région, mais pour réclamer de maintenir le nom « châteaux cathares ». « C’est notre identité occitane », clamait notamment Joan Pèire Laval, président de País Nòstre. Car, si les Cathares n’ont pas construit ces forteresses, certaines d’entre elles leur ont servi de refuges au XIIIe siècle. Pour les associations occitanes, c’est ce lien historique qui justifie l’appellation ancienne. « ‘Forteresses royales’, ça n’identifie absolument pas la région, ni ce que nous sommes, ni notre histoire, » estimait notamment Jean-Luc Davezac, président du groupe Bastir Occitanie.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














