Satisfait du début de rencontre de ses joueurs, et malgré le retour au score de Rodez (1-1), le nouvel entraîneur du TFC a pu voir l’ensemble de son groupe à l’œuvre lors de ce premier match amical, ce samedi face au RAF.
Quelles sont vos impressions à l’issue de ce premier match amical ?
Beaucoup de choses. Nous avons pu voir tous les joueurs actuellement disponibles en action. Et, évidemment, il y a eu beaucoup de bonnes séquences. Par moments, nous avons montré une bonne intensité au pressing. Nous avons bien accéléré le jeu, et parfois nous l’avons aussi bien contrôlé. Ensuite, les conditions ont rendu très difficile le fait d’élever la qualité à un niveau où nous aurions vraiment pu imposer un rythme que l’adversaire n’aurait pas pu suivre. Selon moi, c’était un bon match de préparation, compétitif. Il y a eu des duels physiques, agressifs, parfois très intenses. Et, surtout, nous avons terminé cette rencontre sans blessure.
Quels sont les points qui vous ont satisfait lors de ce premier match ?
C’était agréable de voir certains jeunes entrer en jeu, comme Aymen Aamouch et Wassim Dardake en fin de match. C’était aussi très positif de revoir Mathys Niflore. Il a énormément progressé grâce à son prêt à Dunkerque la saison dernière. C’était formidable de revoir Abu Francis jouer au football après neuf mois d’absence. Il avait un grand sourire, même s’il était évidemment fatigué. C’était aussi bien de voir Rafik Messali disputer 45 minutes. Et puis il y avait aussi les nouveaux joueurs.
Vous avez mis beaucoup d’intensité très rapidement, ce qui vous a permis d’ouvrir le score…
Oui, j’ai été satisfait de notre début de match. Mais cette équipe n’est pas encore habituée à avoir une maîtrise totale du ballon et à faire face à un adversaire incapable de la presser. C’était une sensation nouvelle à laquelle nous devons nous habituer. C’est le processus d’apprentissage que nous devons traverser maintenant. Pour beaucoup de ces joueurs, c’est quelque chose de nouveau parce qu’ils n’y sont pas habitués. C’est ce qui m’a manqué en première période. J’aurais aimé que nous accélérions encore davantage le jeu et que nous profitions du contrôle que nous avions pour jouer plus vite, plus fort, avec plus d’intensité, afin de créer davantage d’occasions. Cela viendra. C’est aussi une question de condition physique. Je pense que beaucoup sous-estiment à quel point il est difficile de courir sur une pelouse aussi molle, où l’on glisse constamment. Nous sortons de deux semaines d’entraînement sur un terrain très sec et très dur, sous une chaleur de 35 degrés. C’est totalement différent, et les jambes le ressentent vraiment.
Pouvez-vous nous parler des Pitchouns, de ces jeunes qui apportent de l’énergie en fin de match ?
Je pense que tout le monde doit apporter de l’énergie et de l’intensité. C’est la base de ce que nous voulons faire. Si vous n’êtes pas capable de le faire, vous ne pouvez pas jouer au football au plus haut niveau. Dans aucune équipe, et encore moins dans la nôtre. Nous voulons être très intenses, avec le ballon comme sans le ballon. Si l’on prend Aymen et Wassim, qui sont entrés en jeu, ils ont clairement cette intensité. Ensuite, il faut aussi apporter de la qualité. On a vu Wassim réaliser plusieurs percées et tenter des actions vraiment intéressantes. Il lui manque encore la dernière décision pour rendre ces actions vraiment efficaces. C’est également vrai pour Aymen. Mais cela viendra avec le temps, lorsqu’ils se retrouveront plus souvent dans ce type de situations, à un niveau supérieur à celui auquel ils étaient habitués. C’est donc très prometteur de voir autant de nos Pitchouns. Et aussi ceux qui font déjà pleinement partie de l’équipe première.
Est-ce difficile de conserver des joueurs comme Gboho ou Donnum pendant le mercato ? Craignez-vous de les perdre ?
Non, je n’ai peur de rien. C’est simplement la réalité du football. Comme chaque été, certains joueurs seront prêts à partir si la bonne offre se présente. Viktor (Bezhani, directeur sportif) et Olivier (Cloarec, président) travaillent sur ces dossiers tous les jours. Les discussions sont bonnes et transparentes. Et, parallèlement, de nouveaux joueurs vont arriver à Toulouse. Ils viendront prendre le relais et faire progresser l’équipe. Certains jeunes déjà présents continueront également à grandir. Ils prendront leur place. C’est une évolution naturelle. C’est exactement ainsi que ce club doit fonctionner.













