Un violent feu de broussailles s’est déclaré vendredi 24 juillet à 14 h 30 à Plaisance-du-Touch, au niveau du talus de la rue des Chênes. Dans cette ville à l’ouest de Toulouse, plus d’un hectare de terrain est parti en fumée, 250 personnes ont été évacuées et un important dispositif de sapeurs-pompiers et de gendarmes a été déployé. Alors que les incendies se multiplient en Haute-Garonne, notamment à Castelginest, les habitants racontent leur sidération face à des flammes qui ont menacé leurs maisons. Le feu est désormais fixé, mais reste sous haute surveillance. Selon nos informations, dans ce contexte, un homme a été placé en garde à vue, suspecté d’avoir jeté un mégot par terre.
À 16 h 30, ce vendredi 24 juillet, alors que les pompiers ont réussi à maîtriser le feu à Plaisance-du-Touch, l’odeur âcre de la végétation brûlée prend encore à la gorge. Les dernières fumerolles s’échappent du talus noirci.
Deux heures plus tôt, les flammes fonçaient vers les habitations, poussées par un vent soutenu. Un hélicoptère de la gendarmerie survolait la zone pour suivre leur progression.
Des flammes qui foncent vers les maisons : « On ne se rend pas compte que ça va aussi vite »
Le feu s’est déclaré vendredi peu après 14 h 30 sur le talus séparant plusieurs entreprises d’un lotissement de la rue des Chênes, à l’intersection du boulevard Pierre-et-Marie-Curie, du côté du plateau de la Ménude. Alimenté par une végétation très sèche et le vent, il a ravagé plus d’un hectare de terres. Quinze habitations ont été évacuées, une trentaine d’autres confinées, tout comme l’école Kaléïdoscope et un quartier voisin, soit 250 personnes au total.

Sur place, les habitants décrivent une scène de panique. Prévenue par un groupe WhatsApp de quartier, Anne-Lucie Chérif, assistante de direction en vacances et riveraine, aperçoit les premières flammes depuis sa terrasse avant de préparer précipitamment son départ. En se retenant de pleurer, cette femme sidérée par les événements nous confie : « On ne se rend pas compte que ça va aussi vite ». Quelques minutes plus tard, la situation bascule : « J’étais bloquée devant ces flammes. Je ne savais pas quoi faire. Les gens criaient, la police qui nous hurlait de vite évacuer. » Son mari arrosait le jardin tout proche de la butte enflammée pendant qu’elle rassemblait papiers, vêtements, chien et chat avant l’évacuation. « L’idée de perdre sa maison, ça fait peur. », s’attriste-t-elle.
Les secours arrivent en quelques minutes. « Les pompiers ont été super réactifs », insiste la riveraine, encore marquée par « la sidération » provoquée par la rapidité du sinistre.
Pompiers salués, enquête en cours sur l’origine du départ de feu
L’incendie a mobilisé cinq camions et 23 sapeurs-pompiers venus des centres de Carsalade, Pibrac et Colomiers, épaulés par une vingtaine de gendarmes et les polices municipales de Plaisance-du-Touch et Tournefeuille. Un hélicoptère de la gendarmerie est resté en stationnaire afin d’observer la progression des flammes, estimer la surface parcourue et aider les équipes au sol.
À une trentaine de mètres seulement du front de flammes, M. Mergnat, directeur du centre de formation de l’Institut de soudure, mesure ce qui a été évité : « On les remercie parce qu’ils ont sauvé notre outil de travail. »
Même soulagement pour Jean-Christophe Gonzalez, directeur général du restaurant La Voile Blanche à Sesquières, présent sur place. « L’intervention du Sdis 31 a été très rapide », observe-t-il. « On sentait une chaleur comme si on était à côté d’un barbecue à un mètre », raconte-t-il.
L’origine du sinistre reste à déterminer. Selon nos informations, un homme a été placé en garde à vue, suspecté d’avoir jeté un mégot par terre. Les investigations se poursuivent. Les gendarmes mènent une enquête de voisinage et exploitent notamment d’éventuelles images de vidéosurveillance d’entreprises voisines pour établir les circonstances précises du départ de feu.















