Frédéric Lievy était président de l’association « Reconnaissance des locataires gens du voyage » en Haute-Garonne. Son décès, à l’âge de 64 ans, plonge toute une communauté dans le deuil. Écologiste fervent, homme d’humour et d’engagement, il se battait sans relâche pour faire reconnaître les droits des siens.
« Frédo était un militant indéfectible des droits des gens du voyage et des personnes itinérantes. Écologiste engagé, il a consacré sa vie à lutter contre les discriminations, à défendre l’application de la loi et à faire entendre la voix de celles et ceux qui étaient trop souvent réduits aux préjugés »… C’est un hommage ému, qu’Antoine Maurice, ancien élu municipal écologiste toulousain et ex-candidat au Capitole, a rendu à Frédéric Lievy, le président de l’association « Reconnaissance des locataires gens du voyage en Haute-Garonne », qui vient de nous quitter à l’âge de 64 ans. Un homme d’engagement qui luttait sans relâche pour défendre les droits de sa communauté.
« Des citoyens comme les autres »
À commencer par les aires d’accueil des gens du voyage. « Il faudrait respecter les schémas départementaux, rencontrer les associations représentatives, et surtout, dialoguer, disait-il, inlassablement. Nous sommes censés être des membres actifs du schéma départemental d’accueil. Mais on n’arrive jamais à l’étape du dialogue avec les élus. Quand on propose de les rencontrer, on est systématiquement dans l’attente. On est des citoyens comme les autres, alors on ne comprend pas pourquoi on n’est pas consulté. Sans concertation citoyenne on ne peut pas avancer ». Le combat d’une vie, trop vite interrompu, qui laisse ses proches et toute une communauté dans la peine.
« Un homme généreux, chaleureux, attachant »…
« Je garderai de lui le souvenir d’un homme profondément chaleureux, généreux, attachant, toujours prêt à échanger et à dialoguer avec bienveillance, confie Antoine Maurice. Il aimait dire, avec un sourire malicieux, qu’il était le premier gitan éleveur de poules. Une manière simple et brillante de détourner le cliché des gitans voleurs de poules, de le tourner en dérision et de rappeler, avec beaucoup d’humanité, la dignité de tout un peuple ». Éleveur, militant, écologiste, Frédéric Lievy n’a jamais cessé de défendre le droit de vivre dignement, sans renoncer à son identité ni à ses convictions. Jusqu’au bout, il s’est battu pour que les droits des gens du voyage soient pleinement respectés. Sa disparition laisse un grand vide pour toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin ou partagé ses combats.










