La construction de l’immense garage atelier de la 3e ligne de métro de Toulouse a franchi une étape en juillet avec la fin du génie civil. Ce site stratégique permettra à toute l’infrastructure de fonctionner.
L’énorme puzzle de la ligne C prend forme. Au bord de la rocade, entre le Stade Toulousain et Ginestous, à la place de la déchetterie Daturas, Tisséo construit sur un immense terrain de douze hectares le cœur de la troisième ligne de métro. Un site qui ne sera pas ouvert au public, et donc moins médiatique que le reste du chantier, mais qui permettra de tout faire fonctionner.
Ici, dans le garage atelier seront stockées et entretenues les rames du métro, vingt-sept au moment de la mise en service et jusqu’à cinquante-deux lorsque le temps viendra d’accroître la capacité. Et c’est ici également que sera implanté un second poste de commandement de la ligne C qui interviendra en appui à celui de Basso-Cambo d’où seront pilotées les trois lignes. Le métro toulousain, automatique, fonctionne sans conducteur dans les rames mais à l’aide d’opérateurs qui supervisent tout depuis leur PC.
La construction de ce site stratégique a commencé en 2023. Les premiers rails ont été installés l’été dernier. Et une nouvelle étape a été franchie en juillet avec la fin du génie civil du garage atelier. Pour Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités, c’est « la cathédrale de notre ligne ».
Machine à laver les rames
Au niveau de la station Sept-Deniers, en cours de construction à deux pas du stade Ernest-Wallon sur une partie des terrains cédés par le TOAC, les rames pourront bifurquer vers le garage atelier. Vingt mille m² de bâtiments sont donc déjà sortis de terre, principalement des garages, avec aussi des équipements spécifiques : une machine pour laver l’extérieur des rames, une fosse pour l’usinage des roues, des ponts roulants…
L’eau utilisée pour laver les rames sera recyclée à plus de 80 %. Des études sont en cours pour réutiliser l’eau de la station d’épuration voisine de Ginestous. Et 9 500 m² de panneaux photovoltaïques seront installés. Le garage, un équipement d’un coût de 50 M€, ouvrira pour les tests des rames prévus en 2028. Et sera sans doute le premier site où elles rouleront.












