TÉMOIGNAGE. C’est par un bruit terrifiant qu’un habitant de Rieux-Volvestre, au sud de Toulouse, a été réveillé, ce mardi matin. Un animal sauvage a traversé une grande baie vitrée pour terminer dans le salon de sa demeure. Il pourrait s’agir d’un chevreuil. Des dizaines de ces animaux sont observés tous les jours dans cette campagne où les habitations constituent souvent des points d’eau salvateurs en ces périodes de très fortes chaleurs. On vous raconte cette histoire à peine croyable.
La campagne s’étend à perte de vue autour de la maison de caractère. On y apprécie le doux paysage du Volvestre, ce territoire protégé du sud toulousain. En grimpant un peu, une vue généreuse sur la chaîne des Pyrénées invite à la contemplation et, pour les plus attentifs, à l’observation des animaux sauvages qui gambadent entre cultures et bois… Et, parfois même, là où on les attend le moins.
« Il a dû voir son reflet dans le miroir »
C’est plus précisément dans le salon de cet habitant de Rieux-Volvestre que l’un d’entre eux a fini sa course dans un terrible fracas, ce mardi matin.
« C’est simple : j’étais en train de dormir lorsque j’ai entendu un grand bruit, comme une explosion. Je me suis levé et j’ai découvert ma baie vitrée totalement explosée », indique-t-il avant de livrer quelques précisions, en plein nettoyage des tonnes de verre qui jonchent le sol : « Il y a du sang à un endroit. L’impact semble au milieu de la baie, ce qui signifie qu’il s’agit probablement d’un chevreuil. Le pauvre, il a dû sacrément se blesser », commente ce grand connaisseur de la nature, un peu choqué par cette expérience mais pas surpris pour autant : « Ici, il y en a partout ! », dit-il, en montrant du doigt, à quelques dizaines de mètres de l’habitation, un jeune chevreuil qui détale aussitôt, « j’en ai déjà vus qui buvaient dans la piscine ! » lance le propriétaire perplexe quant aux raisons qui ont poussé la bête à foncer sur la grande vitre : « J’ignore ce qui s’est passé. Ce sont des baies miroir. Peut-être a-t-il été effrayé par son reflet. Qui sait ? ».
Difficile cohabitation
Ce n’est plus un scoop, et encore moins depuis les canicules qui se succèdent : les animaux sauvages se rapprochent de plus en plus des villes, des villages et des habitations. Un chevreuil ici, un daguet là, des sangliers un peu partout… les exemples sont nombreux où les bêtes sauvages viennent chercher de la nourriture et de l’eau là où sont installés les humains.
Cela, très souvent au détriment de leur santé, parfois même au péril de leur vie. La réduction de l’habitat animal et ses conséquences sont, semble-t-il, loin de trouver une issue dans la cohabitation avec l’homme aujourd’hui encore très compliquée…













