La nouvelle chaufferie biomasse de la route de Ganges, à Montpellier, est en pleine phase d’essais. Après un premier « feu » début septembre, une deuxième série de tests se poursuit jusqu’au jeudi 10 septembre.La nouvelle chaufferie biomasse au Nord de Montpellier entre en phase de tests.
La nouvelle chaufferie biomasse installée route de Ganges, à Montpellier, est actuellement en phase de tests avant sa mise en service. Après un premier essai réalisé du 1er au 4 septembre, une deuxième série de tests a débuté lundi 7 septembre et doit se poursuivre jusqu’au jeudi 10 septembre.
Les tests consistent à faire brûler uniquement du bois à basse température. Le but est de sécher progressivement le béton réfractaire du foyer afin d’éviter qu’il ne se fissure. Pendant cette opération, la Métropole indiquait qu’une odeur « similaire à celle d’un feu de cheminée » pouvait être perceptible par les riverains.
Les essais en cours prévoient désormais une montée progressive en température et une ventilation de l’installation. Les fumées sont évacuées par une cheminée de 25 mètres de hauteur. Selon la Métropole, ce dispositif doit permettre aux fumées de s’élever avant leur dispersion dans l’air et ainsi de limiter la gêne éventuelle.
Réseau de chaleur de Montpellier : mise en service prévue fin septembre
La première chaudière doit être mise en service à la fin du mois de septembre, sous réserve des résultats des essais. Une deuxième chaudière, plus puissante, sera mise en service au plus fort de l’hiver.
Cette installation fait partie du réseau de chaleur Nord-Alco, qui doit alimenter les quartiers situés entre le CHU et la Mosson. Le réseau s’étendra sur plus de 22 kilomètres et desservira plus de 19 000 équivalents-logements.
Le projet représente un investissement de 64 millions d’euros, dont 17 millions pour la chaufferie. La Métropole prévoit une consommation annuelle de 20 500 tonnes de biomasse, principalement du bois issu de forêts gérées durablement dans le Haut-Languedoc et les Cévennes, ainsi que des élagages routiers et des palettes recyclées. À terme, le réseau doit remplacer 110 chaufferies collectives au gaz et plus de 2 000 chaudières individuelles.









