Martial Coulon, directeur de l’école d’ingénieurs Enseeiht (N7), composante de Toulouse INP, présente le projet de l’école Centrale qui partagera les mêmes locaux au centre-ville de Toulouse et dont la rentrée pour les étudiants est prévue pour septembre 2028. L’école d’ingénieurs compte augmenter son nombre de diplômés dans les années à venir. Entretien.
Pouvez-vous présenter l’école d’ingénieurs que vous dirigez ?
L’N7, ce sont à peu près 500 ingénieurs diplômés chaque année, répartis sur trois départements de formation. Notre actualité, mis à part le projet d’école Centrale, c’est le renouvellement de l’accréditation en 2026 de la commission des titres d’ingénieurs (CTI), qui atteste que nos diplômes sont bien des diplômes d’ingénieurs.
La création d’une école Centrale sera pilotée par l’N7, parallèlement à son développement. Il y aura donc deux écoles distinctes ?
C’est un objet un peu unique et original qui sera une sorte de diptyque d’écoles, dans une continuation des diplômes d’aujourd’hui. Les deux écoles vont coexister et collaborer en étant complémentaires. Centrale Toulouse existera dans deux ans. Il y aura un concours pour y accéder, au même titre que le concours de Toulouse INP. Il est vraisemblable que les étudiants recrutés ont en général passé les concours classiques (les Ponts, Centrale, INP, Supaéro), ils feront leur choix en fonction de ce qui semble correspondre le mieux à leur projet. L’école Centrale délivrera une formation plus généraliste et l’N7 qui délivrera des diplômes de spécialités. On parle de promotions de 250 étudiants dans chaque école, mais je souhaite que très vite on puisse augmenter la taille de ces promos pour atteindre le chiffre de 300 étudiants pour chaque école. Ce qui fera une centaine de diplômés supplémentaires par an, par rapport à aujourd’hui. On répond aussi au plan de la région Occitanie qui souhaite qu’on forme 4 000 ingénieurs supplémentaires. On doit se préparer à accueillir de plus en plus d’étudiants sur le campus.
Comment va s’organiser la répartition des enseignants-chercheurs entre les deux écoles sur la base du volontariat ?
Aucun enseignant ne sera obligé d’aller dans telle ou telle école. Les consultations menées il y a dix-huit mois ont montré qu’il y avait un équilibre des personnels administratifs et des enseignants-chercheurs, le ministère a jugé que les deux écoles seront viables. On restera tous ensemble à travailler sur le même site, on va partager les locaux, les salles de cours seront partagées, c’est un travail que nous allons mener. On pourra avoir des enseignants qui interviendront à la fois à l’N7 et à Centrale, deux écoles qui ont le même statut qui s’inscrit dans le projet de restructuration du site universitaire toulousain, avec la création de l’Université de Toulouse (ex-Paul Sabatier).













