Dès ce jeudi 22 octobre, un couvre-feu entre en vigueur dans l’hypercentre de Toulouse pour trois nuits consécutives. De 23 h 59 à 5 heures du matin, plusieurs rues et places seront concernées par cette interdiction de circuler, instaurée après un week-end marqué par de nombreuses violences.
Si vous prévoyez de sortir en boîte de nuit ou d’aller au restaurant ce jeudi soir à Toulouse, attention aux horaires ! Ce jeudi 22 octobre marque le début du couvre-feu instauré dans l’hypercentre toulousain pour tenter d’enrayer l’escalade des violences. Plusieurs rues et places sont concernées par cette mesure temporaire. Voici le périmètre à connaître avant de sortir.
Plusieurs nuits sous couvre-feu
La préfecture l’a annoncé en début de semaine : à compter de ce jeudi soir, un couvre-feu temporaire sera instauré dans l’hypercentre toulousain, de 23 h 59 à 5 heures du matin. Il sera appliqué durant trois nuits consécutives, du jeudi au vendredi, du vendredi au samedi et du samedi au dimanche.
Selon la préfecture, « l’objectif est de prévenir les dégradations dans les rues commerçantes les plus touchées et de protéger le Capitole d’actes quasi insurrectionnels. Ce dispositif vise à paralyser la circulation des personnes malveillantes durant la nuit tout en limitant l’atteinte aux libertés publiques ».

Cette interdiction de circuler concerne aussi bien les mineurs que les majeurs. Des dérogations sont toutefois prévues pour les urgences médicales, les déplacements professionnels, les retours au domicile et les missions de service public. Un simple justificatif devra être présenté lors des contrôles. Les contrevenants s’exposent à une amende de 750 euros.
Un périmètre restreint dans l’hypercentre
Le couvre-feu concerne un secteur géographique limité au cœur de Toulouse. Le périmètre englobe la place du Capitole, la place Charles-de-Gaulle, la rue d’Alsace-Lorraine, la rue d’Échange, la rue Saint-Rome et la rue de Rémusat. Les voies situées en bordure de ce périmètre sont également concernées par l’interdiction.

Pour rappel, cette décision fait suite à un week-end des 17 et 18 octobre, particulièrement éprouvant, marqué par des exactions commises par 1 500 à 2 000 personnes. Les forces de l’ordre ont notamment été confrontées à des pillages de commerces et à des attaques visant les symboles de la République.


















