Le chef de file des socialistes en Haute-Garonne s’en prend à la décision de Jean-Luc Moudenc d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs lors de plusieurs soirées de la Coupe du monde. Il juge la mesure inefficace et accuse le maire de préférer la restriction à l’organisation d’une fête populaire.
Le couvre-feu instauré par Jean-Luc Moudenc pendant la Coupe du monde n’aura pas attendu son entrée en vigueur pour susciter une nouvelle passe d’armes politique au Capitole.
Déjà critique à l’égard de cette mesure, François Briançon, n°1 du PS en Haute-Garonne, revient à la charge après la présentation officielle du dispositif. Dans un communiqué transmis à La Dépêche du Midi ce jeudi, l’élu socialiste estime que le maire de Toulouse « punit les jeunes plutôt que d’organiser la fête ».
Une mesure « incontrôlable »
François Briançon remet d’abord en cause l’efficacité du dispositif. « Le principe est simple : les mineurs de moins de 16 ans ne pourront pas sortir seuls la nuit pendant les matchs. Sauf s’ils sont accompagnés d’un ami, d’un parent majeur », résume-t-il, avant de qualifier la mesure d' »incontrôlable ».
L’élu s’interroge sur les modalités concrètes des contrôles et estime que la municipalité cherche un « bouc émissaire » en visant l’ensemble des jeunes Toulousains pour des dégradations commises par une minorité. Pour lui, cette décision a été prise dans la précipitation et transforme « la fête collective en événement honteux à cacher ».
L’absence de fan-zone critiquée
Le conseiller municipal regrette également l’absence de fan-zone dès le début de la compétition. « Toulouse sera l’une des rares exceptions », affirme François Briançon, qui aurait préféré des espaces encadrés permettant aux supporters de suivre les matchs ensemble.
Tout en condamnant les violences commises après la victoire du PSG en Ligue des champions, l’élu estime que la municipalité devrait privilégier la prévention et l’organisation. « Le couvre-feu, c’est la solution de celui qui n’a plus d’idées. Un aveu d’impuissance habillé en fermeté », conclut-il.











