Un feu de forêt s’est déclaré mercredi 24 juin en fin d’après-midi aux Salles-du-Gardon, près d’Alès, dans le Gard. Très vraisemblablement provoqué par un impact de foudre, l’incendie est désormais maîtrisé, mais les pompiers restent mobilisés pour éviter toute reprise.
Avec la vague de chaleur qui frappe l’Occitanie, le risque d’incendie reste particulièrement élevé dans plusieurs départements de la région. Ces derniers jours, les secours ont déjà été fortement mobilisés sur plusieurs départs de feu, notamment en Aveyron. Sécheresse de la végétation, températures élevées, vent et orages forment un cocktail dangereux, même lorsque les feux semblent rapidement contenus.
Mercredi 24 juin, un feu de forêt s’est déclaré aux Salles-du-Gardon, près d’Alès, après le passage d’un épisode orageux. Selon les sapeurs-pompiers du Gard, le sinistre est très vraisemblablement lié à un impact de foudre. L’incendie a démarré vers 18h15, dans le secteur de Ruffières. Les flammes se sont développées dans une forte pente ascendante, en zone difficilement accessible aux moyens terrestres classiques. Ce relief compliqué a rendu l’intervention particulièrement délicate.
Ce jeudi 25 juin au matin, le feu est désormais maîtrisé et placé sous surveillance. Le traitement des points chauds s’est poursuivi toute la nuit afin d’éviter toute reprise.
Près de 100 pompiers engagés
Face au départ de feu, un important dispositif a été déployé mercredi soir. Environ 25 véhicules et près de 100 sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place. Un poste de commandement a été installé au lieu-dit La Favède, sous les ordres du commandant Cédric Martinez, afin de coordonner les opérations.
Avant la tombée de la nuit, les moyens aériens de la Sécurité civile sont aussi intervenus. Un Dash et quatre Canadair ont effectué huit largages pour freiner la progression des flammes. Grâce à cette mobilisation rapide, aucune habitation n’a été menacée par l’incendie.
Une nuit de surveillance active
Selon les éléments communiqués par les secours, le feu a parcouru environ deux hectares de végétation. D’autres informations font état d’une surface légèrement inférieure, autour de 1,5 hectare, mais le bilan reste limité au regard des conditions d’intervention.
La surveillance s’est poursuivie durant toute la nuit de mercredi à jeudi. Un contingent de 18 sapeurs-pompiers est resté engagé sur le terrain pour traiter les points chauds. Ces équipes ont également reçu l’appui spécialisé des personnels du Commando Génie Feu de Forêt. Leur mission : sécuriser les zones brûlées, refroidir les foyers résiduels et empêcher que le feu ne reparte.
Un secteur difficile d’accès
Les opérations ont été rendues plus complexes par la configuration du terrain. Le feu s’est propagé dans une zone en pente, difficilement accessible aux véhicules d’intervention. Dans ce type de secteur, les moyens aériens jouent un rôle essentiel. Les largages réalisés par les Canadair et le Dash ont permis de limiter la propagation avant la nuit, moment où les avions ne peuvent plus intervenir de la même manière.
Même lorsque le feu est maîtrisé, les pompiers doivent rester vigilants. Des braises enfouies, des souches encore chaudes ou un changement de vent peuvent suffire à provoquer une reprise.
Les bons réflexes pour éviter un départ de feu
Dans le Gard, comme dans une large partie de l’Occitanie, la prudence reste indispensable. Les sapeurs-pompiers demandent à la population de ne pas se rendre à proximité de la zone d’intervention, afin de ne pas gêner le travail des secours. En période de forte chaleur et de sécheresse, certains gestes peuvent provoquer un incendie en quelques secondes. Il ne faut pas jeter de mégot au sol ou par la fenêtre d’une voiture. Les barbecues, feux en extérieur et brûlages de déchets verts sont à éviter, voire interdits selon les secteurs.
Les travaux pouvant générer des étincelles doivent également être reportés autant que possible, notamment l’utilisation de disqueuses, débroussailleuses, meuleuses ou tout autre matériel thermique près de végétation sèche. En cas de fumée suspecte ou de départ de feu, il faut appeler immédiatement le 18 ou le 112, en indiquant le plus précisément possible la localisation. Il ne faut pas tenter d’éteindre seul un feu qui se propage, mais se mettre en sécurité et faciliter l’arrivée des secours.
Les orages peuvent aussi représenter un danger supplémentaire lorsque la foudre frappe une végétation déjà sèche. Même sans intervention humaine, un départ de feu peut alors se produire rapidement. Aux Salles-du-Gardon, le feu est désormais maîtrisé. Mais tant que la surveillance se poursuit, la prudence reste indispensable. Dans le Gard, comme ailleurs en Occitanie, le risque d’incendie demeure particulièrement élevé.












