Le CHU de Montpellier a réalisé sa première intervention de neurochirurgie au laser pour traiter une épilepsie pharmaco-résistante. La technique permet de cibler une zone précise du cerveau sous contrôle d’une IRM.
C’est une première : le CHU de Montpellier a réalisé une intervention de neurochirurgie au laser pour traiter une forme d’épilepsie résistante aux médicaments. Cette technique mini-invasive permet de cibler très précisément une zone du cerveau responsable des crises, sous contrôle d’une IRM en temps réel.
L’épilepsie est une maladie neurologique qui provoque des crises répétées (convulsions, perte de connaissance, des mouvements involontaires, absence). Elles sont liées à une activité électrique anormale dans le cerveau. Lorsque les médicaments et les traitements ne permettent pas suffisamment de contrôler les crises, on parle d’épilepsie pharmaco-résistante.
Dans certains cas, les médecins peuvent identifier une zone précise du cerveau à l’origine des crises et envisager de la détruire. C’est dans ce contexte que la nouvelle technique, appelée LITT, pour “Laser Interstitial Thermal Therapy”, a été utilisée pour la première fois au CHU de Montpellier.
« Le CHU de Montpellier franchit une nouvelle étape dans la prise en charge des épilepsies pharmaco-résistantes », se réjouit l’établissement ce jeudi 13 août.
Une intervention guidée par une IRM
La LITT consiste à introduire une très fine sonde laser jusqu’à la région du cerveau à traiter. Pour cela, les médecins réalisent une ouverture de quelques millimètres dans le crâne.
Le traitement est ensuite effectué sous le contrôle d’une IRM en temps réel. Cette technologie permet notamment de suivre l’élévation de la température dans les tissus et de contrôler progressivement la zone traitée, tout en préservant au maximum les structures cérébrales voisines.
Cette approche est moins invasive qu’une chirurgie ouverte conventionnelle. Elle peut notamment permettre d’atteindre certaines régions délicates du cerveau. Mais elle n’est possible que pour des patients soigneusement sélectionnés.
Une technique encore peu répandue
La LITT est encore proposée dans un nombre limité de centres en France, notamment à Paris, Amiens et Lille. Elle vient désormais compléter les techniques déjà disponibles au CHU de Montpellier pour traiter certaines épilepsies pharmaco-résistantes.
La mise en place de cette intervention a mobilisé plusieurs équipes médicales, notamment des neurochirurgiens, des neurologues, des neuroradiologues et des anesthésistes-réanimateurs.













