Incarcéré au quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, Cédric Jubillar a été surpris en plein rapport sexuel avec une visiteuse au parloir, cette semaine. Cet incident, qui expose le détenu à des sanctions disciplinaires, survient à quelques mois de son procès en appel pour le meurtre de son épouse.
Est-ce que cet incident aura des conséquences disciplinaires pour Cédric Jubillar ? Le peintre-plaquiste de 39 ans, incarcéré à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, au quartier d’isolement, depuis sa mise en examen pour meurtre par conjoint le 18 juin 2021, a été surpris en plein rapport sexuel, cette semaine. Selon Le Parisien, les gardiens sont intervenus pour mettre fin aux ébats intimes avec une visiteuse, alors qu’elle était assise sur les genoux du détenu. La personne surprise rendait pour la première fois visite au détenu.
En France, toute relation sexuelle est interdite au parloir ordinaire, considéré comme un espace collectif. Être surpris en plein acte expose la personne détenue à des sanctions disciplinaires (passage en commission), et le visiteur à une suspension immédiate de son permis de visite, voire à des poursuites pénales pour exhibition sexuelle, selon chaque situation. Dans les centres de détention, des Unités de Vie Familiale (UVF), studios meublés et séparés de la détention, sont aménagées pour des rapports intimes. Mais le Tarnais n’y a pas accès.
Une reconstitution dans une semaine
Cet incident intervient à quelques jours de la reconstitution au domicile de Cédric Jubillar, à Cagnac-les-Mines, le 2 octobre 2026. Presque six ans après la nuit du drame, du 15 au 16 décembre 2020, le peintre-plaquiste sera ramené sur les lieux du meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, afin d’être confronté aux derniers éléments de l’instruction.
En juillet dernier, Cédric Jubillar est enfin passé aux aveux, d’abord face à ses conseils, Me Pierre et Me Guy Debuisson, avant d’avouer le meurtre de sa femme devant la conseillère de la cour d’appel de Toulouse. Il a expliqué l’avoir étranglée à mort au cours d’une dispute, alors que le couple se séparait. Le 16 juillet 2026, les indications fournies par le Tarnais ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur deux fémurs, les seuls restes de Delphine Jubillar, enfouis dans un champ à Mailhoc, à une quinzaine de kilomètres de leur maison.
Son nouveau récit confronté à la réalité des lieux
Les recherches sur place n’ayant pas permis de découvrir le crâne ni la partie supérieure du squelette de l’infirmière, aucune analyse médicale poussée n’a pu établir précisément la cause de la mort. L’instruction s’appuie toujours sur la parole de l’accusé. Ainsi, cette reconstitution permettra de confronter son nouveau récit avec la réalité des lieux, où un gendarme pourrait tenir le rôle de Delphine Jubillar. Son profil psychiatrique doit également être réétudié à la lumière de ce nouveau discours.
Sur le plan judiciaire, la détention provisoire du Tarnais arrive à échéance le 20 octobre prochain. Elle doit faire l’objet d’un réexamen par un magistrat et sera très probablement prolongée de six mois. Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle alors qu’il niait toute implication, Cédric Jubillar sera rejugé par la cour d’assises de Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027.























