Alors qu’une nouvelle mobilisation contre l’A69 est annoncée ce samedi 10 octobre, le préfet de Haute-Garonne redoute des débordements. Pour prévenir les troubles à l’ordre public, plusieurs interdictions entrent en vigueur dès ce jeudi 8 octobre dans plusieurs communes du département.
L’A69 va très bientôt entrer en service. Mais les opposants à l’axe autoroutier n’ont pas dit leur dernier mot. « Plusieurs collectifs ont annoncé, sans le déclarer, un rassemblement revendicatif opposé à ce projet en fin de semaine », indique la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué. Il est normalement prévu pour le 10 octobre. Le préfet, Fabrice Rigoulet-Roze, a décidé de prendre des mesures de sécurisation « afin de prévenir de tout risque de trouble à l’ordre public en lien direct avec ce projet ».
Pour justifier cette décision, il déclare que « les précédentes mobilisations ont donné lieu à de nombreux troubles à l’ordre public et de gravité croissante, allant du vol d’outils de chantiers, à l’incendie de véhicules, à la destruction d’ouvrages d’art jusqu’à l’agression d’ouvriers du chantier et des effectifs des forces de sécurité intérieure ». Ainsi, du jeudi 8 octobre à 8h au lundi 12 octobre à 20h, plusieurs interdictions s’appliquent dans certaines communes de Haute-Garonne.
Les interdictions prises en prévision de ce rassemblement contre l’A69
Tout d’abord, les rassemblements revendicatifs non déclarés sont interdits à Vendine, Francarville, Verfeil, Saint Marcel-Paulel, Bonrepos-Riquet, Gragnague et Castelmaurou. Et ce, dans un rayon de 200 mètres de part et d’autre des autoroutes A680 et A69 qui traversent ces sept communes.
Au sein de ces dernières, mais également à Montrabé et à Toulouse, dans un périmètre délimité par les rues Saint-Laurent, des cheminots, Périole, boulevard Marengo, pont Riquet, boulevard Bonrepos, pont Matabiau, avenue de Lyon et la rue Saint-Laurent, il est également interdit :
- le port et le transport, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme au sens de l’article 132-75 du code pénal ;
- le port et le transport d’équipements de protection ;
- l’enlèvement, le transport et la détention de tout carburant par bidons, flacons ou récipients divers qui ne sont pas justifiés par un motif légitime lié à une activité professionnelle ou à une nécessité particulière ;
- l’achat, la vente, la cession, le port, le transport et l’utilisation d’artifices de divertissement, de fumigènes et de pétards des catégories F2 et F3, figurant sur la liste fixée par l’arrêté du 17 décembre 2021, sauf motif professionnel ;
- l’utilisation d’artifices de divertissement sur la voie publique ou en direction de la voie publique, dans les lieux où se tiennent des rassemblements de personnes ainsi que dans les immeubles d’habitation ou en direction de ces derniers.
« Les infractions à ces interdictions seront constatées et poursuivies dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur », fait savoir la préfecture avant de préciser que « de nombreux contrôles seront organisés pendant cette période par les forces de sécurité ».
















