Une enseignante de Haute-Garonne a été menacée de décapitation par un parent d’élève. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a réagi ce jeudi 10 septembre en lui apportant tout son « soutien ».
« Les faits rapportés sont d’une extrême gravité. Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée », indique le ministre sur X.
Une professeure a été menacée de manière inadmissible. Je lui apporte tout mon soutien, ainsi qu’à ses collègues, aux élèves et à leurs familles. Les faits rapportés sont d’une extrême gravité.
Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée.
— Édouard Geffray (@EdouardGeffray) September 10, 2026
« En parallèle de l’action judiciaire en cours, cette situation donnera lieu à l’une des premières applications du décret publié cet été pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d’élèves. Aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier. S’en prendre à l’un d’entre eux, c’est s’en prendre à l’institution tout entière », poursuit le ministre.
« Je m’associe pleinement à la réaction du ministre de l’Éducation nationale », a déclaré Maud Bregeon, lors du compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi.
Le décret, évoqué par Édouard Geffray, permet aux directeurs d’école et chefs d’établissement de protéger la communauté éducative lorsqu’un membre de la famille d’un élève représente une menace sérieuse pour la sécurité, la santé ou le bon fonctionnement de l’établissement. Après intervention des services de l’Éducation nationale, l’élève peut être changé d’école ou d’établissement. Il bénéficie alors d’un accompagnement pédagogique, éducatif et social renforcé jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Après une punition de son fils
Contacté par Le Parisien, le rectorat de l’académie de Toulouse indique que les faits se sont déroulés le vendredi 4 septembre dernier, après « un entretien à l’école du Fauga, un parent d’élève a proféré des menaces de mort envers une enseignante ».
Selon La Dépêche, le père de famille a menacé de « couper la tête » à l’enseignante après qu’elle a puni son fils. Il a été placé en garde à vue et sera jugé en comparution immédiate ce jeudi après-midi, indique le parquet de Toulouse au Parisien.
« Il est âgé 47 ans et est déjà connu de la justice pour des délits routiers et un fait de vol », poursuit cette même source qui précise qu’il est poursuivi « pour des faits qualifiés de menace de mort à l’encontre d’une personne chargée de mission de service public ». « La peine maximale encourue pour cette infraction est de 5 ans. »
« Les professeurs doivent pouvoir exercer leur mission sans peur : la menace et l’intimidation ne peuvent en aucun cas être tolérées. L’École doit rester un lieu de transmission et de respect. Les éventuels désaccords ou difficultés rencontrés par les familles doivent trouver leur résolution dans le dialogue et dans le cadre des procédures prévues par l’institution scolaire », écrit Karim Benmiloud, recteur de l’académie de Toulouse, qui condamne « avec la plus grande fermeté ces faits particulièrement graves ». Il exprime « son soutien plein et entier » à cette professeure avec laquelle il s’est entretenu lundi 7 septembre.

















