Dimanche après-midi, Brigitte N’Cho, coiffeuse et candidate toulousaine à la présidentielle, avait prévu de rencontrer ses potentiels électeurs pendant 3 h 30. Mais son premier meeting, organisé aux Argoulets, ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu.
Pour ses débuts de candidate à la présidentielle, le premier meeting de Brigitte N’Cho a commencé par un imprévu. « En raison de l’absence d’électricité, nous avons mis une heure à trouver une autre salle. »
C’est finalement à l’extérieur du gymnase des Argoulets que la coiffeuse toulousaine de 49 ans et quelques soutiens ont fini par s’installer. Le décor : enceintes à fond, musique latine et livrets de campagne montrant la photo de Brigitte.
Difficile de savoir si ce changement de lieu inopiné ou la météo estivale a joué : la trentaine de personnes qui avaient indiqué leur intention de venir n’était pas au rendez-vous. Cela n’a pas empêché Brigitte de tenir son discours sur ses ambitions, « préparé avec son directeur de campagne et son équipe ».
« L’aventure continue »
« Déçue ? Non, je ne suis pas déçue, l’aventure continue. Je pense que les gens viendront plus tard. » Brigitte avait en effet prévu de parler aux personnes présentes pendant 3 h 30. En début de soirée, ce dimanche, elle nous a toutefois indiqué avoir finalement pu prendre la parole devant un public d’une vingtaine de personnes.
Un programme des plus denses. Parmi ses priorités figurent le pouvoir d’achat, la justice fiscale, le travail, la jeunesse, la parentalité, l’agriculture, le logement, la géopolitique ou encore le commerce maritime.
Quant aux 500 parrainages nécessaires à sa candidature, celle qui est toujours coiffeuse vient tout juste d’envoyer des courriers aux élus.
Et même si, parmi ceux auxquels elle annonce son projet, certains semblent sceptiques, la Toulousaine croit en ses chances. « Certains me félicitent, d’autres me souhaitent bon courage. Ce ne sera pas facile mais j’y crois. Lorsque les gens écouteront mon programme, ils seront touchés et verront que je suis là pour eux et pour la France. »
Un optimisme à l’image du nom de son mouvement : « La Révélation ».
Parmi les quelques soutiens présents, Jean-Luc, photographe du meeting, assume lui aussi son soutien à la candidate. « Si je la soutiens, c’est qu’elle est compatible avec le poste. Mais les Français sont-ils prêts à élire une femme ? J’en doute. »














