Alors que le nouveau conseil municipal s’installe ce vendredi 27 mars à Toulouse, François Piquemal (LFI) revient sur sa défaite aux élections. Le candidat de l’union de la gauche détaille sa stratégie pour les six années à venir dans l’opposition.
Après les élections municipales à Toulouse, François Piquemal, le candidat malheureux de la gauche, dresse un bilan contrasté de sa campagne. S’il reconnaît la défaite face au maire sortant, il souligne la performance historique de l’union de la gauche. « On a mis Toulouse au devant de la scène politique nationale en faisant l’union de la gauche et en portant une dynamique qui a réuni près de 79.000 électrices et électeurs, c’est plus que la NUPES en 2022« , résume le député de la 4e circonscription de Haute-Garonne.
L’insoumis perçoit ce résultat comme une étape essentielle pour ancrer durablement la gauche dans le paysage politique local. « Si vous m’aviez dit il y a six ans que nous serions face à face avec Jean-Luc Moudenc, beaucoup de gens auraient ricané et pourtant, nous sommes là« , retient François Piquemal.
La critique d’un système jugé inégalitaire
François Piquemal dénonce un déséquilibre flagrant dans les moyens financiers alloués à la campagne. Il pointe du doigt le recours massif au micro-parti du maire sortant, alimenté selon lui par des promoteurs immobiliers locaux, créant ainsi une disproportion dans les capacités de communication. « M. Moudenc est parti dans cette campagne avec 300.000 euros sur son compte en banque, nous on a fait une campagne à 200.000 euros. Le politologue Jérôme Fourquet disait que M. Moudenc avait été élu en 2020 grâce à ses réseaux de clientèle. Ils existent, ils sont là. »
François Piquemal rejoint les rangs de l’opposition au conseil municipal.
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