Face à une prolifération de lapins jugée préoccupante dans l’Hérault, la préfète Chantal Mauchet appelle à une mobilisation générale. Malgré les mesures déjà engagées, les dégâts sur les cultures restent en effet importants.
« Si les services de l’Etat sont pleinement mobilisés sur ce fléau, il importe de rappeler qu’il est l’affaire de tous », affirme Chantal Mauchet, la préfète de l’Hérault, qui fait ici référence à « la prolifération de lapin ». Une « problématique » qui « existe depuis plusieurs années » dans le département. « Depuis 2018, elle est particulièrement aiguë dans l’Est du département, entre Montpellier et Marsillargues. Elle est apparue également côté Bitterois ces derniers mois », rapporte la préfecture dans un communiqué.
Pourquoi les lapins prolifèrent autant dans le département ?
Les raisons de cette prolifération : « les populations de lapin ont acquis une forme d’immunité de groupe vis-à-vis des maladies », « trouvent de la nourriture en abondance » et « disposent en outre d’un milieu meuble et profond pour creuser leurs terriers », tandis que « les chasseurs, orientés depuis plusieurs décennies sur la chasse au grand gibier, sont moins nombreux qu’auparavant à chasser le lapin ». Problème, « les dégâts occasionnés par les lapins, insuffisamment régulés, sont très importants sur tous les types de culture ».
En conséquence, la préfète a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs lors d’une réunion en leur présence qui s’est tenue ce jeudi 26 mars. « Seule la mise en œuvre complète de l’ensemble des outils du plan lapin, par tous les acteurs, peut atténuer cette nuisance. J’appelle les agriculteurs, les chasseurs, les maires et les gestionnaires d’infrastructures à se mobiliser dans le même sens, dans chaque commune concernée, pour réduire cette surpopulation de lapins », a déclaré Chantal Mauchet.
Les outils déployés pour réguler les populations de lapin
Justement, quels sont ces outils ? Tout d’abord, un plan d’actions de trois ans a été signé en 2024. Le bilan annuel « montre des progrès », « en particulier dans le contrôle des foyers qui ont colonisé les infrastructures ». « Mais il pointe aussi des insuffisances, notamment la possibilité pour les communes de mise en demeure des propriétaires de débroussailler et d’entretenir leurs terrains en friches », informe la préfecture qui a, par ailleurs, déjà pris 72 arrêtés d’autorisations de capture de lapin depuis début 2026, contre 89 en 2025.
En plus de ça, sept arrêtés de régulation administrative ont été pris pour trois mois, dont un sur 19 communes de l’Est de l’Hérault et un autre sur sept du Biterrois, et les circonscriptions concernées par l’animal vont obtenir « entre deux et trois louvetiers en renfort ». La préfecture fait, par ailleurs, savoir que l’extension du classement ESOD du lapin, qui permet la chasse et la destruction à tir du 15 août au 31 mars et le piégeage toute l’année sur 13 communes de l’Hérault, à d’autres communes doit être décidé le 21 mai.
















