Le centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) vient de dépasser les 1 100 détenus, un record lié à la surpopulation carcérale, selon FO Justice qui alerte sur des conditions de détention et de sécurité dégradées, avec plus de 160 personnes dormant sur des matelas au sol.
Le centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone (VLM), dans l’Hérault, s’apprête à atteindre un niveau d’occupation jamais enregistré depuis sa mise en service. Depuis quelques heures, l’établissement a dépassé les 1 100 personnes détenues selon le syndicat FO Justice, confirmant une pression croissante sur ses capacités d’accueil. Ouvert en juin 1990 dans le cadre du “plan 13 000”, qui prévoyait la construction d’établissements pénitentiaires pour augmenter la capacité d’accueil, VLM avait été conçu selon un modèle de gestion encadrée des effectifs.
Le dispositif reposait sur des règles issues de la loi du 22 juin 1987, qui fixait notamment des plafonds stricts d’occupation. « Dépasser le seuil de 120% de la capacité théorique, soit 720 détenus pour 600 places, constituait une limite absolue destinée à garantir l’ordre, la sécurité et la dignité », explique le bureau local Force Ouvrière VLM.
Depuis, les modalités de gestion ont évolué. Plusieurs mécanismes de régulation contractuelle ont été assouplis au fil des années, notamment ceux liés aux dépassements de capacité, afin de permettre une adaptation à la hausse continue de la population carcérale. « Mais si les contrats changent, les murs de VLM, eux, n’ont jamais bougé ! » déplore le syndicat.
Des conditions d’hébergement sous tension
Sur le terrain, la situation est décrite comme particulièrement tendue par les personnels. Le syndicat FO Justice du centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone indique que « plus de 160 détenus dorment actuellement sur des matelas au sol », faute de places.
Ce niveau de saturation complique l’organisation quotidienne de l’établissement, déjà soumis à une forte densité de population. Selon les représentants du personnel, les marges de manœuvre deviennent de plus en plus réduites pour assurer les missions de sécurité et de gestion interne.
Dans ce contexte, FO Justice « exige la suspension immédiate et temporaire des écrous » afin de réduire la pression sur les effectifs et de ramener la situation à un niveau jugé plus soutenable pour l’ensemble des équipes.
















