Le Festival du dessin de presse et d’humour de Rabastens et d’Occitanie revient pour une deuxième édition du 29 au 31 mai. Créé par l’association Rabastignous et le Club de la presse Occitanie, il met à l’honneur les acteurs de la presse. Une mobilisation qui souligne l’importance d’un festival où humour et liberté d’expression ne font qu’un.
Le club de presse Occitanie et l’association Rabastignous organisent la deuxième édition du Festival du Dessin de presse du 29 au 31 mai. Pour cette nouvelle année, les organisateurs ont sélectionnés onze dessinateurs et dessinatrices reconnus. Parmi eux, Besse, autrice de plusieurs ouvrages comme La pollution cachée des choses, devenue une série animée sur Canal+, ou encore Decressac et Gros, contributeurs de médias nationaux et du fanzine toulousain Noir & Blanc. « Bien plus qu’un amuseur public, le dessin de presse est une véritable vigie pour la vie démocratique et la liberté d’expression », revendiquent les organisateurs sur leur site Internet.
Le lancement officiel du festival aura lieu le vendredi 29 mai depuis Toulouse. Un train inaugural du dessin de presse sera présenté au départ de la gare Toulouse Matabiau. Ce même jour, la ville de Rabastens inaugura le festival avec l’exposition “Idiocratie” à la médiathèque. Les visiteront pourront déambuler dans des parcours d’exposition intérieurs et extérieurs, des espaces de rencontres avec les artistes lors des séances de dédicaces et des projections de films sur l’esprit critique. Autre temps fort de l’événement, le Prix du public, articulé autour d’un thème : “L’idiocratie : on a la démocratie qu’on mérite”.
Un festival qui s’exporte
« Le Tarn entretient depuis longtemps un lien privilégié avec le dessin de presse. Figure emblématique de cette tradition, Raymond Lafage, dessinateur et graveur du XVIIe siècle, est né à Lisle-sur-Tarn », rappellent les organisateurs. Pour entretenir cette histoire, et parce que le festival ne dure que trois jours, l’initiative s’exporte. De nombreuses interventions scolaires sont menées tout au long de l’année. Le désir des organisateurs est d’apprendre aux élèves à lire une image, comprendre l’implicite, développer l’esprit critique.
Nina Pereira-Piettro


















