L’écoquartier du Midi à Ramonville-Saint-Agne fait face à la présence de dealers, dénoncée par des habitants. La Municipalité annonce un renforcement des moyens de sécurité, dont la vidéoprotection.
16 ans après l’inauguration des lieux, l’enthousiasme est retombé à l’écoquartier du Midi, anciennement Buchens, à Ramonville-Saint-Agne. Ce projet de quatre hectares, situé au terminus de la ligne B du métro de Toulouse, fait face à la présence de nombreux dealers.
Conçu autour de la mixité sociale et de la qualité de vie, le quartier compte 406 logements, dont 40% de logements sociaux. Il accueille également des commerces, une salle de quartier, une crèche et des bureaux.
Des transactions éclairs
Des habitants dénoncent une dégradation du cadre de vie. Le trafic se concentre notamment autour du mail Dolto et de la zone commerciale située à l’entrée du quartier, principalement durant l’après-midi.
« Tous les jours, ces jeunes sont là. Les voitures s’arrêtent brièvement et le métro est tout proche, donc les transactions se font rapidement », raconte un résident.
Les consommateurs ne sont pas nécessairement des habitants du secteur et de ses environs. Les transports en commun bien implantés et le parking-relais permettent de drainer des clients sur une zone large.
L’écoquartier du Midi sous surveillance
Les gendarmes interviennent régulièrement dans le quartier. « Mais c’est le jeu du chat et de la souris », déplore ce même habitant des lieux. La proximité du métro, qui sera fermé durant l’été, permet aux trafiquants de quitter rapidement les lieux lors des contrôles.
Le Groupe des Chalets, principal bailleur du secteur, connaît la situation. Dans un communiqué, il indique avoir activé « un travail partenarial étroit avec la municipalité de Ramonville-Saint-Agne ainsi qu’avec la gendarmerie nationale ».
« Le Groupe des Chalets intervient dès lors qu’il est sollicité par les habitants ou que des situations nécessitant une attention particulière sont constatées sur le terrain. Cette réactivité est renforcée par la présence de son agence de gestion implantée au cœur du quartier », ajoute le bailleur. Cependant, les habitants sont invités à privilégier un formulaire de contact en ligne pour signaler les difficultés rencontrées.
La mairie annonce des mesures
Contactée par Le Journal Toulousain, la Municipalité assure prendre le sujet au sérieux. Élue en mars 2026 après avoir mis fin à plusieurs décennies de gestion de gauche de la commune, la nouvelle majorité a fait de la sécurité l’un de ses engagements.
La Mairie annonce notamment le déploiement de la vidéoprotection, le doublement des effectifs de police municipale et le renforcement des actions de prévention de la délinquance juvénile. « Une partie de ces engagements est déjà en cours de déploiement », précise-t-elle.
La salle municipale du quartier, aujourd’hui peu utilisée, pourrait également accueillir davantage d’activités associatives, culturelles et éducatives.
La Municipalité souhaite aussi renforcer les liens avec les habitants. Elle envisage de revoir l’organisation des conseils de quartier et de développer de nouveaux dispositifs de participation citoyenne.
















