Entre la Garonne et le bassin des Filtres, une immense demeure semble à l’abandon depuis plusieurs années. La Villa des Palmiers, ou Villa Perry du nom de la famille à qui elle appartient, « une folie XIXe », est inoccupée « depuis une dizaine d’années », estime Sylvie Mégevand, présidente de l’Association pour la sauvegarde des quartiers Brienne, Bazacle, Amidonniers (ASBBA). « Un des propriétaires, habitant des Amidonniers, fait partie des membres fondateurs de l’association il y a 30 ans », ajoute-t-elle.
Aujourd’hui, ce collectif de riverain est à l’origine d’une pétition pour sauvegarder la bâtisse et son parc de 1,8 hectare. « Le dérèglement climatique conduit les collectivités à créer des « poumons verts » pour lutter contre ses effets, en particulier ceux des îlots de chaleur qui ponctuent l’espace urbain », souligne le texte. « C’est d’autant plus parlant dans cette période de canicule », insiste Sylvie Mégevand.
« Le parc s’inscrit parfaitement dans le projet de Grand Parc Canal »
Alors que le « Plan local d’urbanisme signale cette villa comme patrimoine à sauvegarde et son parc comme un espace vert à conserver », l’ASBBA demande à la mairie de préempter la propriété afin d’éviter une dégradation qui serait irrémédiable. « La Villa est dans un état de semi-déshérence. La toiture de la maison du gardien, qui menaçait de s’effondrer sur la rue, a déjà été détruite », pointe par exemple la présidente de l’association.
En discussion constante avec la collectivité, elle explique que la municipalité ne serait pas opposée à l’idée de racheter le parc, au contraire de la maison. « Pour nous, le parc s’inscrit parfaitement dans le projet de Grand Parc Canal, en permettant de prolonger la coulée verte jusqu’au bassin des Filtres par exemple. Quant aux bâtiments, nous avons plusieurs propositions de reconversion. On peut imaginer une Maison de l’eau ou bien un modèle comme la Villa Médicis, en accueillant des artistes en résidence », explique Sylvie Mégevand.









