L’Agence régionale de santé vient de publier son classement 2025 de la qualité des eaux de baignade en Occitanie. Si la grande majorité des sites sont jugés de bonne ou d’excellente qualité, plusieurs sont classés « insuffisants » : voici ceux qu’il vaut mieux éviter cet été.
Avec les fortes chaleurs qui vont faire leur retour et le début imminent des vacances scolaires, bon nombre de personnes vont chercher à se rafraîchir dans les eaux de baignades naturelles d’Occitanie. Mais cela n’est pas sans risque. En effet, une qualité dégradée de l’eau, causée notamment par des rejets d’eaux usées, d’animaux ou de ruissellements en cas de pluie, peut entraîner des troubles ORL ou gastro-intestinaux chez les baigneurs.
Afin de « prévenir tout risque pour la santé », une double surveillance des eaux est mise en place pendant la saison balnéaire : une quotidienne assurée par le responsable du site qui est complétée par un contrôle sanitaire mené par l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie. Cette dernière réalise ainsi des prélèvements ; 5 par site en eau douce et 13 par site en mer, en moyenne. En 2024, 3707 prélèvements ont ainsi été effectués pendant la saison.
La qualité des eaux de baignades naturelles en Occitanie
Le classement des eaux de baignades naturelles est ensuite déterminé grâce à des seuils établis par une directive européenne. Sur 4 ans, il permet de « disposer d’une image réaliste du site de baignade car il donne moins d’importance aux pics isolés de pollution, et plus d’importance aux pollutions chroniques ». En 2025, 100% des eaux des 154 sites de baignade en mer et 92,09% des 297 sites en eau douce sont ainsi classées en “excellente” ou “bonne qualité”. « On constate une stabilité de la qualité des eaux de baignade de notre région », note l’ARS.
Ainsi, seulement 2 des 154 sites en mer sont de “bonne qualité”, les autres “d’excellente”. Il s’agit, pour information, de Héliopolis au Cap d’Agde dans l’Hérault et de la plage du Faubourg à Collioure dans les Pyrénées-Orientales. Concernant les baignades en eau douce, 191 sont classées en ”excellente” qualité, 65 de “bonne” qualité, 9 de qualité “suffisante” et 13 de qualité “insuffisante”. Dans le détail, une se trouve dans l’Aude, deux dans l’Aveyron, cinq dans le Gard, une en Haute-Garonne, trois en Lozère et une dans le Tarn-et-Garonne.
Les eaux de baignade classées en “qualité insuffisante”
Sont notamment concernées par cette qualité “insuffisante” en 2025 :
- Le site de Lagrasse Saint-Jean sur l’Orbieu dans l’Aude. « L’impact de la sécheresse sur le débit de la rivière est en partie responsable de cet état de fait », précise l’ARS.
- La plage amont vieux pont à Saint-Geniez-d’Olt dans l’Aveyron.
- Le site du camping municipal de Belcastel dans l’Aveyron.
- Le Gouffre Mourier et la Salendrinque à Lasalle dans le Gard.
- Le Mourétou à Val-d’Aigoual dans le Gard.
- Le Mas de Terris à Méjannes dans le Gard.
- Le Vieux Moulin à Peyremale dans le Gard.
- La baignade aménagée au lac de Badech à Bagnères-de-Luchon en Haute-Garonne.
- Laguépie-Viaur plage PMR à Laguépie dans le Tarn-et-Garonne. En cause : « une qualité d’eau fluctuante, potentiellement impactée par la pluviométrie ».
- Le plan d’eau de Grandieu à Grandieu en Lozère.
- Le site de la Planche à Vialas en Lozère.
- Le Pont de Quézac en Lozère.
Les sites fermés en 2025 dans la région
Par ailleurs, 11 sites étaient fermés en 2025 ; deux dans le Gard, un en Haute-Garonne, trois dans l’Hérault, un dans le Lot, trois en Lozère et un dans le Tarn. Voici lesquels :
- La Reboulerie à Branoux-Les-Taillades et le Plan d’eau du Luech à Chamborigaud dans le Gard « en raison de travaux incompatibles avec cette activité ».
- La baignade aménagée de Saint-Jory à Saint-Jory en Haute-Garonne.
- Le site Orb-Taillevent de la commune de Lunas « fermé suite à une qualité d’eau insuffisante », qui restera interdit à la baignade en 2026 dans l’Hérault.
- Hérault-Les Forces et Vis-Les Cascades à Cazilhac dans l’Hérault qui sont fermées « pour des raisons de sécurité (chute de pierres sur le parking d’accès aux sites de baignade ayant entrainé un accident mortel en 2018) ».
- La plage de Berge du Lot à Castelfranc dans le Lot.
- Le Parc Wunsiedel à Mende, le Pont de Saint-Hilaire à Saint-Hilaire-de-Lavit et le Pont de l’Horloge au Pont de Montvert – Sud Mont Lozère en Lozère qui ont « fait l’objet d’une fermeture temporaire permanente à la suite de classements insuffisants pendant cinq ans ».
- La baignade des Avalats Lo Capial à Saint-Juery dans le Tarn.

















