EXCLUSIF. La clinique Saint-Roch de Fronton (Haute-Garonne) a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse le 1er juin. Son dirigeant, le médiatique Dr Jérôme Marty, cherche urgemment un repreneur pour éviter la liquidation de cet établissement de soins qui emploie deux généralistes dans une zone médicale déjà jugée fragile par l’ARS. On vous explique.
Le tribunal de commerce de Toulouse l’a annoncé le 1er juin : la clinique Saint-Roch de Fronton est placée en redressement judiciaire. C’est un choix difficile qu’a dû faire le Dr Jérôme Marty, médecin devenu figure médiatique à la tête de l’établissement depuis 2005. Après une procédure de sauvegarde entamée le 29 janvier dernier, la clinique Saint-Roch se retrouve officiellement en redressement judiciaire.
Une procédure pour éviter la liquidation
Le praticien est désormais à la recherche d’un repreneur, seul moyen de ne pas passer en liquidation. Il explique : « Le redressement judiciaire est la seule procédure juridique qui nous permet de trouver un repreneur. » Il décrit une situation « mal en point sur le plan économique ». Fondée en 1968, la clinique fait face à un avenir plus qu’incertain, et ses dirigeants n’ont pour l’instant aucune visibilité sur la suite des événements.
Pour Jérôme Marty, cette situation n’est pas un cas isolé. « Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation », tempère le médecin. D’autres établissements traversent les mêmes turbulences, à l’image de la clinique Croix-Saint-Michel à Montauban, également en redressement judiciaire depuis février 2024.
La zone légèrement sous tension
L’offre de soins locale pourrait être affectée. L’établissement accueille deux médecins généralistes dans la zone de Fronton. D’après le dernier zonage officiel de l’Agence régionale de santé, dans la zone de Fronton, Villemur-sur-Tarn et Bouloc sont classées comme zone d’action complémentaire (ZAC). L’offre de soins y est déjà jugée fragile et insuffisante concernant les prochains changements démographiques.
Un médecin médiatisé
Le directeur et docteur Jérôme Marty, souvent médiatisé sur les sujets de santé, est aussi le président de l’UFML-Syndicat. Il avait pris la parole plusieurs fois à l’époque du Covid-19 et plus récemment sur les problèmes de température dans les hôpitaux publics en période de canicule.













