Ce qui devait être un simple arrêt sur une aire d’autoroute italienne s’est transformé en véritable parcours du combattant. En route vers Florence pour suivre une formation professionnelle, Aurélie, 45 ans, affirme avoir été oubliée par son FlixBus, qui est reparti avec son passeport, son ordinateur, ses clés et l’ensemble de ses bagages. Contrainte de rejoindre seule sa destination, elle raconte à La Dépêche du Midi une journée de « désarroi total ». De son côté, FlixBus évoque une incompréhension sur l’heure de reprise annoncée et assure avoir respecté sa procédure.
Quelques minutes auront suffi. Le 2 juillet dernier, Aurélie Galibourg fait une halte sur une aire d’autoroute italienne au cours de son trajet en FlixBus vers Florence. Le temps de cette pause, le car repart sans elle. Son passeport, son ordinateur professionnel, ses clés, ses documents administratifs et tous ses bagages continuent le voyage.
La quadragénaire affirme avoir entendu le chauffeur annoncer un départ à 10 h 15. Comme les autres passagers, elle descend prendre un café avant de se rendre aux toilettes. « Quand je suis sortie, il n’y avait plus de bus », raconte-t-elle. Seuls son téléphone portable et sa carte bancaire lui permettent alors de chercher une solution.
« Le choc, ce n’était pas seulement d’être abandonnée. C’était aussi de me retrouver sans tout ce avec quoi j’étais partie », poursuit cette professionnelle du spectacle, qui se rendait en Italie pour suivre la dernière session d’une formation.
« Je me suis retrouvée en désarroi total »
Commence alors une longue journée d’improvisation. Aurélie Galibourg doit rejoindre Florence par ses propres moyens. Elle enchaîne les trains, les correspondances et les billets à acheter, sans maîtriser la langue. « Je me suis retrouvée à plusieurs reprises en désarroi total », confie-t-elle. Sous le coup du stress, « j’ai fait deux crises d’angoisse ».
Son autre inquiétude concerne ses bagages. Elle assure que le service client de FlixBus lui a conseillé de tenter de rattraper le bus avant son arrivée à destination, une solution qu’elle jugeait impossible. Finalement, grâce à une connaissance de l’organisme qui l’accueillait à Florence, ses affaires ont pu être récupérées à l’arrivée du car. Une pochette contenant plusieurs documents reste toutefois introuvable.
Habituée des déplacements professionnels, Aurélie Galibourg affirme n’avoir jamais vécu une telle situation en vingt-cinq ans de voyages. Au-delà de son cas personnel, elle s’interroge sur les procédures appliquées lors des arrêts. « Je me demande ce qui se passerait si cela arrivait de nuit, à un jeune voyageur ou à quelqu’un qui n’avait ni téléphone ni moyen de paiement. Est-ce que les chauffeurs comptent les passagers avant de repartir ? »
FlixBus évoque « une possible incompréhension »
Interrogée par La Dépêche du Midi, FlixBus indique avoir interrogé le conducteur. Selon la compagnie, le car a respecté le temps de pause prévu, soit une quinzaine de minutes. Le chauffeur affirme n’avoir constaté aucun passager manquant au moment du départ et FlixBus évoque « une possible incompréhension » sur l’heure de reprise annoncée.
L’entreprise précise que ses conducteurs n’ont pas l’obligation de recompter systématiquement les voyageurs avant de repartir, même s’ils sont sensibilisés à faire preuve de vigilance lors des arrêts. Elle rappelle enfin que les passagers doivent respecter les horaires annoncés et assure que ce type d’incident reste « très rare » au regard du nombre de voyageurs transportés.












