L’avenir de Fibre Excellence reste en suspens. Le tribunal de commerce de Toulouse a reporté au 27 juillet sa décision sur le projet de reprise de l’entreprise, qui exploite les usines de Saint-Gaudens et Tarascon. Salariés, collectivités et investisseurs attendent désormais les prochains arbitrages.
Les salariés de Fibre Excellence devront encore attendre avant d’être fixés sur leur avenir. Alors qu’une décision était attendue ce lundi 6 juillet, le tribunal de commerce de Toulouse a finalement choisi de repousser son délibéré au 27 juillet. Un délai supplémentaire destiné à permettre l’examen du projet de reprise présenté ces derniers jours, mais aussi à laisser le temps de finaliser plusieurs points jugés déterminants pour l’avenir de l’entreprise. CC-BY-SA-4.0 / Jean Paul Alandry / Wikimedia commons
Placée en redressement judiciaire depuis le 27 avril, Fibre Excellence exploite deux usines, à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, et à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Si 670 salariés sont directement concernés par cette procédure, les enjeux dépassent largement le cadre de l’entreprise. L’activité du groupe fait en effet vivre plusieurs milliers d’emplois dans les deux bassins industriels.
Des discussions encore en cours
Au cœur des discussions figure désormais l’offre déposée par Combat Holding, le groupe du financier Matthieu Pigasse, avec le soutien de deux fonds d’investissement portés par les Régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Présentée au tribunal le 2 juillet, cette proposition doit encore être consolidée avant que les juges ne puissent se prononcer.
Car plusieurs dossiers restent ouverts. Les échanges se poursuivent notamment avec l’État sur les conditions de rachat de l’électricité produite par Fibre Excellence, sur la sécurisation de l’approvisionnement en bois ainsi que sur la réintégration du site de Saint-Gaudens dans le système européen des quotas carbone.
Carole Delga demande une implication de l’État
Dans la foulée de cette décision, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a estimé que ce délai offrait une nouvelle opportunité de faire aboutir le projet de reprise. « Le Tribunal nous donne du temps supplémentaire. Il reconnaît que notre offre est crédible et qu’elle mérite d’être approfondie. C’est une chance supplémentaire de défendre notre projet et de sauver des emplois, un outil industriel unique », souligne-t-elle.
D’ici à la prochaine audience, Combat Holding doit remettre une offre actualisée, conformément au calendrier de la procédure. Carole Delga appelle également l’État à prendre les décisions attendues sur les derniers points en suspens. « L’État ne peut plus hésiter, reculer et doit s’engager à nos côtés, avec tous les outils à sa disposition », affirme la présidente de Région. Le tribunal rendra sa décision définitive le 27 juillet.










