Vigneron en Gironde, Jean-Michel Lecomte a troqué le sécateur pour la scie circulaire le temps de bâtir un ovni architectural à 1 450 mètres d’altitude, dans les Pyrénées. Entièrement construit en autodidacte, « Le Grand Cerf » accueille les amoureux de nature au cœur des sapins de la station du Mourtis. Situé à seulement une heure et quart au sud de Toulouse, le gîte offre une véritable coupure loin du tumulte urbain et de la canicule estivale. Rencontre avec son constructeur, un artisan passionné.
Niché à 1 450 mètres d’altitude, au cœur de la station familiale du Mourtis, au sud de la Haute-Garonne, un ovni architectural capte le regard des visiteurs. Son nom : Le Grand Cerf. Ce chalet d’exception, entièrement construit en forme de « A », dessine un triangle équilatéral parfait au milieu d’une forêt de sapins.À l’origine de ce projet un peu fou, on trouve Jean-Michel Lecomte, un homme au parcours singulier. Vigneron de métier en Gironde depuis 1996, cet autodidacte passionné s’est lancé dans la construction bois en 2019, allant jusqu’à passer un titre professionnel l’année dernière. Rien ne prédestinait ce natif de Gaillac, dans le Tarn, à poser ses perceuses, visseuse, scies, marteaux… au col du Mourtis. Et pourtant, le coup de foudre a été immédiat : « C’est une petite station familiale, très agréable en toutes saisons », confie-t-il avec enthousiasme.

« C’est très cosy, très chaleureux »
Le chalet Le Grand Cerf impressionne d’abord par sa structure. Posé sur de robustes pilotis en béton, tout le reste de l’édifice fait la part belle au bois noble. Cette architecture en hauteur lui confère une allure unique. À l’intérieur, l’espace se déploie sur deux niveaux offrant 117 m² habitables (et 150 m² au sol), prolongés par une immense terrasse de 30 m² suspendue face aux cimes. Le rez-de-chaussée accueille un couloir fonctionnel, deux chambres, une salle de bains et un local technique indispensable pour stocker les skis et les VTT.

Le cœur du gîte bat dans la vaste pièce à vivre, où la cuisine s’ouvre intégralement sur un salon chaleureux équipé d’un poêle à bois. Un escalier mène à l’étage supérieur qui abrite deux autres chambres, dont un grand dortoir de quatre lits idéal pour les enfants. L’immersion est totale. « Tout est en bois, donc on se sent vraiment à la montagne. C’est très cosy, très chaleureux », résume le constructeur.
Un refuge nature homologué pour le confort
Labellisé 3 étoiles et 3 épis par Gîtes de France pour une capacité optimale de 12 couchages, bien que le site dispose de 15 lits au total, le chalet garantit un confort haut de gamme avec ses deux salles de bains. Proposé à la location à partir de 220 euros la nuit pour 8 personnes (et environ 340 euros pour 12 personnes), le gîte s’adapte aux tribus comme aux séjours plus intimistes, avec un minimum d’une nuitée. Ouvert depuis février dernier, l’établissement offre de superbes opportunités à saisir pour cet été : « Il reste de la place en juillet et en août, surtout la deuxième quinzaine », note le propriétaire, qui finalise actuellement un second chalet voisin, « Le Daguet ».

Le Mourtis, paradis des quatre saisons
L’autre grand point fort du Grand Cerf réside dans son environnement sauvage et préservé. Ici, la faune pyrénéenne s’invite au pas de la porte. Le nom du chalet n’est d’ailleurs pas un hasard. « Sur la commune et au Mourtis, on a beaucoup de cervidés, de cerfs et de biches. C’est l’une des rares communes où ils ont été réintroduits », raconte Jean-Michel Lecomte. Le spectacle est permanent, à tel point que certains animaux viennent mettre bas à proximité immédiate de la terrasse. En automne, les résidents peuvent même vibrer au son du mythique brame du cerf.
Situé à seulement une heure et quart au sud de Toulouse, le gîte offre une véritable coupure loin du tumulte urbain et de la canicule estivale. » Ici, les nuits restent fraîches, et on peut avoir jusqu’à 10 degrés de moins qu’en plaine au plus fort de la journée », glisse le propriétaire. Les activités aux alentours ne manquent pas : randonnées pédestres au départ du chalet, sorties en VTT, parapente à Peyragudes ou farniente dans les centres thermaux de Luchon et de Loudenvielle. Les amateurs de patrimoine apprécieront la proximité de la majestueuse cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges, tandis que les amoureux d’évasion pourront franchir la frontière espagnole toute proche pour une escapade à Vielha.
Le Grand Cerf s’impose comme l’adresse idéale pour quiconque cherche à se ressourcer en altitude, les pieds dans l’herbe ou dans la neige selon les saisons, mais toujours la tête dans les étoiles.









