Face au risque de liquidation imminente, les salariés de Fibre Excellence ont décidé d’occuper leur usine de cellulose à Saint-Gaudens, au sud de la Haute-Garonne. Ce blocage vise à protéger directement le site ainsi que sept cent vingt emplois menacés. Les ouvriers exigent désormais une prise de participation financière de l’État pour assurer la reprise. L’avenir du pôle industriel repose sur la décision du tribunal de commerce, attendue le 27 juillet. On vous explique.
Des rondins de bois bloquent l’entrée du site. Ce mardi 21 juillet à Saint-Gaudens, les salariés de la Cellulose ont décidé de mettre leur usine sous protection pour sauvegarder leur outil de travail. À six jours de l’audience du tribunal de commerce, la menace d’une liquidation pèse sur les usines de Fibre Excellence. Un projet de reprise existe et il vise à consolider la souveraineté industrielle française dans la filière bois et papier tout en préservant l’économie régionale. Cette filière représente 6 400 entreprises et 15 800 emplois en Occitanie, dont 350 emplois directs et 5 000 emplois induits pour le seul site de Saint-Gaudens.

Un appel direct au gouvernement et une occupation maîtrisée
Face à l’urgence de la situation sociale et économique, les travailleurs dénoncent l’absence d’engagement financier ferme de la part des pouvoirs publics. Cédric Caubère, secrétaire général de l’union départementale CGT de la Haute-Garonne, déclare : « Mardi 21 juillet, à Saint-Gaudens, l’usine de la Cellulose, l’usine Fibre Excellence, est sous la protection de ses salariés depuis six heures ce matin. C’est un message pour Emmanuel Macron. Nous sommes à six jours de l’audience du tribunal de commerce, qui risque de prononcer la liquidation de l’usine et celle de Fibre Excellence. Devant ce danger imminent, les salariés ont décidé de prendre toutes leurs responsabilités et de mettre leur usine sous protection. » Les syndicats réclament que le gouvernement agisse comme il l’a fait pour d’autres entreprises.
L’occupation du site industriel s’effectue de manière contrôlée et totalement sécurisée par les équipes sur place. Les salariés affirment que « l’usine est bien plus en sécurité aujourd’hui, sous protection des salariés, que désertée comme elle l’est depuis trois mois ». Toutes les dispositions sont prises pour assurer un accès rapide et fluide aux services d’urgence. Les représentants des travailleurs soulignent enfin que toute intervention des forces de l’ordre poserait un risque majeur sur ce site soumis à des conditions climatiques dures.












