Lors de l’hommage annuel à Jean Jaurès cet été, quatre mois après la bataille du Capitole, Jean-Luc Moudenc a fait la leçon au socialiste François Briançon au sujet de « l’alliance de la honte » conclue avec LFI aux municipales.
Le choc des élections municipales toulousaines entre Jean-Luc Moudenc, candidat de centre droit, et le député Insoumis François Piquemal, mais aussi l’alliance entre LFI et le socialiste François Briançon, laissent des traces et en laisseront encore quelque temps. Au cœur de l’été, Jean-Luc Moudenc, qui s’est succédé à lui-même, a lancé une pique à François Briançon, coupable d’avoir conclu « l’alliance de la honte ».
Le vainqueur des municipales a saisi l’occasion de l’hommage rendu chaque été à Jean Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale. Jean-Luc Moudenc revendique lui aussi l’héritage humaniste du leader socialiste, qui a été adjoint à l’Instruction publique au Capitole. Mais s’il s’empare cette année de cette référence, qu’il veut placer « au-delà des clivages souvent étriqués de la vie politique du moment », écrit-il dans un message sur X, c’est pour mieux tacler le socialiste d’aujourd’hui.
« Pas de leçon à recevoir »
Jean-Luc Moudenc ne cite pas le nom de François Briançon mais c’est à lui qu’il pense en écrivant : « En fidélité à ses convictions, Jaurès ne composait pas avec sa conscience. Il ne recherchait ni les facilités, ni les compromissions qui permettent de durer. Sa vie durant, il s’est adressé à tous, pas seulement à ses amis de combat. Son exigence nous rappelle que l’engagement public ne vaut que s’il reste fidèle à des principes. »
Il est des figures dont la dimension exige de ne pas les enfermer dans une famille politique.
Jean Jaurès est de celles-là.
En fidélité à ses convictions, Jaurès ne composait pas avec sa conscience. Il ne recherchait ni les facilités, ni les compromissions qui permettent de… pic.twitter.com/7M9IouiWh4
— Jean-Luc Moudenc (@jlmoudenc) July 31, 2026
« Je n’ai pas fait de compromis. J’ai fait un accord politique », réplique François Briançon que nous avons sollicité et qui apprécie peu ce sermon. « Je n’ai pas de leçon à recevoir de Jean-Luc Moudenc qui depuis des années fait des clins d’œil à l’extrême droite ».
Quant à l’héritage de Jaurès, « le problème n’est pas de le revendiquer mais de savoir quel enseignement on en tire. » Et lui aussi adresse un avertissement : « que Jean-Luc Moudenc prenne l’engagement à chaque élection d’appeler à battre l’extrême droite ». Élue LFI, Agathe Roby a aussi répliqué : Jaurès « doit se retourner dans sa tombe. Il n’a rien à voir avec votre famille politique et ses valeurs ».












