L’incendie qui a ravagé un hectare de broussailles, lundi soir, a également endommagé la maison de l’ancien maire de Saint-Jory (Haute-Garonne), Thierry Fourcassier. L’ancien élu, interdit de rentrer en contact avec des habitants de cette ville au nord de Toulouse, était là. Il n’est pas passé inaperçu. Des accrochages entre lui et les pompiers ont terni les manœuvres.
Après avoir combattu une partie de la nuit contre l’incendie qui s’est déclaré dans un champ, lundi soir, à Saint-Jory (31) endommageant une partie de la maison de l’ancien maire, les pompiers sont repartis, sur place, ce mardi matin, pour un nouveau départ de feu, toujours chez l’ancien maire, mais cependant sans gravité.
Au final, le bilan est lourd. Plus d’un hectare de broussailles a d’abord été ravagé. Le feu s’est ensuite propagé sur la toiture de la maison de Thierry Fourcassier puis dans une partie du premier étage de cette bâtisse de 220 m² selon les premières constatations. Celles-ci font état d’une chambre, d’un dressing et d’une salle de bains endommagés. Menacé par les flammes, le centre de secours situé à proximité de la maison a été protégé par les sapeurs-pompiers et ce, malgré un vent qui soufflait en direction de la caserne. Le lieutenant Jean Pascal Dolques, de la caserne de Saint-Jory explique qu’il a fallu l’intervention de 14 véhicules de pompiers et de 40 pompiers venus de Grenade, de Fronton, Saint-Jory et Toulouse.
L’ancien maire perd son sang-froid
L’opération des pompiers ne s’est cependant pas déroulée sans anicroches. Sur place, l’ancien maire, Thierry Fourcassier, probablement choqué par cet événement, a perdu son sang-froid et agi de manière agressive selon divers témoins. Cet incident a par ailleurs été inscrit dans le rapport d’intervention des pompiers qui ont dû hausser le ton, à un moment de la soirée, estimant que l’ancien élu allait trop loin dans ses propos et ses actes. L’intrusion de l’ancien maire dans sa maison, alors que les pompiers s’attachent à faire le maximum pour éviter qu’elle ne disparaisse totalement mangée par les flammes, a été un des événements qui ont envenimé la soirée. Sur les lieux le lendemain, Thierry Fourcassier confiait juste s’être « relevé dans la nuit pour éteindre des braises qui reprenaient dans les arbres »…
Plus à l’écart, des habitants, impressionnés par cet incendie, ont suivi la scène de longues heures tout en se posant la question pour certains : « L’ancien maire habite-t-il toujours cette maison ? » Réponse de Victor Denouvion, lequel ne souhaite pas faire plus de commentaires sur cette situation peu reluisante : « Non. Thierry Fourcassier en revanche n’a plus le droit de rentrer en contact avec les habitants, les élus, les anciens élus et les promoteurs ».

Thierry Fourcassier, après avoir été mis en détention préventive quatre mois, en février 2024, est ressorti de prison après avoir réglé une caution de plusieurs milliers d’euros. L’incendie de sa maison a donné lieu à un assouplissement lui autorisant sa présence, fort remarquée, lundi, à son domicile.
Pour rappel, Thierry Fourcassier est mis en examen pour trafic d’influence passif, publicité commerciale pour propagande électorale et obtention de suffrages en échange de dons. Sans emploi, l’ex-enseignant de physique et chimie comparaîtra le 11 janvier 2027 devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

Mais une autre affaire suit cet élu. Une information judiciaire relative à son enrichissement personnel et à l’acquisition de mangas contre des autorisations d’urbanisme est en cours. Elle devrait donner lieu à un second procès. Victor Denouvion a quant à lui été élu une première fois à la suite d’élections anticipées, en décembre 2023, puis réélu avec près de 80 % des voix en mars dernier.















