Dix candidats se disputeront les deux sièges de sénateur de l’Aveyron, dimanche 27 septembre. Les sortants Alain Marc et Jean-Claude Anglars partent en position favorable, mais le premier tour pourrait être plus incertain pour ce dernier.
Près de 900 grands électeurs choisiront, dimanche 27 septembre, les deux sénateurs de l’Aveyron pour les six prochaines années. Dix candidats sont en lice, mais les sortants Alain Marc et Jean-Claude Anglars partent avec un avantage.
Près de 280 000 habitants sont concernés, mais seuls des maires, adjoints et conseillers municipaux participeront au vote. Le scrutin se déroulera dans la salle des fêtes de Rodez. La préfecture a officialisé les dix candidatures.
Les sortants repartent ensemble
Alain Marc, sénateur depuis 2014, et Jean-Claude Anglars, élu depuis 2020, ont annoncé leur candidature commune dès le 12 juin. Ils ont ensuite entamé une tournée des maires de l’Aveyron.
En 2020, les deux hommes avaient été élus dès le premier tour. Alain Marc avait obtenu 522 voix, soit 60,91% des suffrages exprimés. Jean-Claude Anglars avait obtenu 471 voix, soit 54,96%. Les candidats suivants étaient loin derrière, avec 160 voix pour Florence Cayla et 133 pour Jean-Louis Denoit. Le collège électoral a depuis été renouvelé après les élections municipales, mais le rapport de force reste favorable aux sortants.
Face à eux, la gauche part divisée entre Jean-Dominique Gonzales (Divers gauche), Matthieu Lebrun (PS), Alexandra Moulin (Les Écologistes) et Gaëtan Escorbiac (LFI). Sarah Horvath porte les couleurs du RN. Jean-Philippe Chartier, lui aussi issu du RN aux législatives de 2024, est également candidat. Thierry Noël et Christophe Robert se présentent sans étiquette.
Le premier tour, principale inconnue
L’Aveyron élit ses sénateurs au scrutin majoritaire à deux tours. Pour être élu dès le premier tour, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins le quart des électeurs inscrits.
En 2020, Alain Marc disposait d’une marge confortable au-dessus de ce seuil. Jean-Claude Anglars avait, lui, une avance plus réduite. Ses prises de position lors des municipales à Rodez et Estaing, où les candidats qu’il soutenait ont été battus, pourraient le desservir.
En cas de second tour, celui-ci est organisé le jour même. Dans ce cas, la majorité relative suffit pour être élu. Le panachage est possible : les grands électeurs peuvent voter pour des candidats de listes ou de camps différents.



















