Installé depuis à peine un mois dans une résidence du boulevard Jean-Brunhes, à Toulouse, Benoît pensait sa voiture à l’abri derrière les portails et les caméras de vidéosurveillance. Dans la nuit de mardi à mercredi, les quatre jantes de sa Clio Esprit Alpine ont pourtant été dérobées.
La journée devait être parfaitement ordinaire. Mercredi matin, Benoît* se lève vers 9 h 30, avale une compote et un fruit et part courir huit kilomètres. Vers 13 heures, un voisin sonne à sa porte. Il vient de terminer son déjeuner. Le jeune homme de 26 ans, cadre dans la communication, commence sa journée de travail dans un peu plus d’une heure. Il apprend que les roues de sa voiture, stationnée dans le parking souterrain de sa résidence du boulevard Jean-Brunhes, à Toulouse, ont été dérobées dans la nuit.
Depuis le vol de plusieurs vélos, deux semaines auparavant, certains habitants passent régulièrement dans le sous-sol pour vérifier que rien d’anormal ne s’y produit. Cette fois, l’un d’eux a découvert la Renault Clio grise privée de ses quatre pneus, posée sur des blocs de béton.
Amateur d’automobile, il avait acheté la voiture en mars, presque neuve, pour un peu moins de 20 000 euros. « J’avais toujours rêvé d’avoir une Clio 5. Je m’étais fait plaisir. »
Le modèle n’est pas tout à fait quelconque. Sa Clio est une version Esprit Alpine, finition haut de gamme au dessin plus sportif, équipée notamment de jantes spécifiques. Un élément esthétique, mais aussi une pièce détachée recherchée et coûteuse, susceptible d’attirer les voleurs.
Une heure montre en main
Benoît vient tout juste d’emménager dans cette résidence, le 8 juillet, après avoir vécu dans le centre-ville. Il dispose ici d’une place attitrée dans un parking fermé par des portails et placé sous vidéosurveillance.
Le président du conseil syndical, qui a accès aux enregistrements, lui montre les images. La scène se déroule entre 3 h 05 et 4 heures du matin. Une Peugeot 208 blanche pénètre dans le parking. À l’intérieur, son occupant semble inspecter plusieurs véhicules avant de s’arrêter devant la Clio.
« Il sort son matériel, enlève les quatre roues, les met dans son coffre et repart », résume Benoît. Sur les images, l’auteur reste difficile à identifier. Le président du conseil syndical lui a également indiqué avoir aperçu récemment, dans une rue adjacente, trois voitures elles aussi privées de leurs roues. Impossible, à ce stade, d’établir un lien entre ces différents faits.
Benoît, avant de travailler, a déposé une préplainte en ligne et attend un retour du commissariat. Son assurance est prévenue, un dépanneur est intervenu et la Clio a été conduite dans un garage. En consultant les sites de petites annonces, Benoît dit avoir remarqué plusieurs lots de jantes similaires proposés à la vente. « Je pense que ce sont des pièces volées », glisse-t-il.
Au-delà du préjudice, le vol vient surtout dérégler ses projets. Benoît utilise sa Clio pour ses trajets courants et devait prochainement rejoindre sa famille au Pays basque. « Je vais devoir aller bosser à vélo désormais… »













