À Toulouse, mardi 18 août, la police a libéré une jeune femme de 20 ans, originaire du Var, retenue contre son gré dans un appartement Airbnb. Deux hommes de 20 et 23 ans ont été arrêtés pour proxénétisme. Ce type d’affaires, impliquant des locations temporaires et des annonces en ligne, se multiplie dans la région.
C’est une petite cité HLM de triste mémoire, là même où le terroriste Mohamed Merah est tombé sous les balles du Raid en 2012, à Toulouse. Mardi 18 août, vers 4 heures du matin, une patrouille de police a rallié un appartement de la très feutrée Côte Pavée, suite à un appel d’urgence émis par une jeune fille.
Deux individus de 20 et 23 ans interpellés
Cette dernière venait de révéler aux policiers que l’une de ses amies, âgée de 20 ans et originaire du Var, était retenue prisonnière et forcée à se prostituer pour le compte de deux hommes.
Sur place, les forces de l’ordre bouleversaient l’ordre établi. La jeune femme indiquait avoir volontairement suivi ces deux individus de 20 et 23 ans, mais se trouver désormais retenue contre son gré. Et contrainte de leur verser la totalité du produit de ses passes sans jouir de sa liberté de mouvement.
Des annonces en ligne
Cela faisait trois jours que le trio campait dans l’appartement loué via Airbnb et que les annonces aguichaient le chaland chaud bouillant sur la plateforme « Sex models ». Originaires du Maine-et-Loire, les deux hommes ont été placés en garde à vue au commissariat central pour proxénétisme.
Ce genre d’affaire mêlant les ingrédients appartement-loué-sur-Airbnb, jeunes-femmes-contraintes-à-vendre-leurs-charmes, parfois même de très jeunes mineures, tend à se multiplier à Toulouse comme dans d’autres métropoles.
Un phénomène de société ?
Samedi déjà, deux hommes âgés de 22 ans (dont l’un défendu par Me Tabatha Merlateau et Me Jacques Derieux, a depuis été mis hors de cause, NDLR) ont été arrêtés dans la Ville rose et placés en garde à vue pour proxénétisme aggravé et séquestration, après une intervention de la police dans un Airbnb du quartier Saint-Michel. Deux filles de 13 et 16 ans y recevaient des clients.
L’enquête a révélé l’implication présumée d’un des deux suspects dans une fusillade à Empalot, grâce à une vidéo compromettante trouvée dans son téléphone. « Il s’était filmé en train de tirer sur la façade », jubile un enquêteur. Le suspect devait être déféré devant la justice ce mardi.















