EXCLUSIF. En marge de la fête du village d’Aurignac (Haute-Garonne), un adolescent de 16 ans, hébergé au centre de demandeurs d’asile (PRAHDA), a été victime d’une agression à caractère raciste et roué de coups en marge de la fête locale. La raison ? Originaire d’Asie centrale, il a eu la malchance de croiser un petit groupe de jeunes autochtones. Hospitalisé avec des points de suture au visage, la victime et sa famille ont déposé plainte, soutenues par le maire et l’association Alter’Ego. Ce que l’on sait.
Les faits se sont déroulés en début de mois, en marge de la fête à Aurignac (31) : le jeune homme de 16 ans a d’abord subi les insultes et autres propos racistes proférés. Dans la foulée, il a été traîné dans une ruelle plus sombre, mis à terre, maintenu et roué de coups.
Son tee-shirt a été déchiré, son visage a été touché. La victime a notamment eu besoin de points de suture près de son œil gauche, particulièrement ensanglanté. Deux passantes ont réussi à faire fuir les agresseurs puis ont appelé la gendarmerie. Les militaires qui patrouillaient à proximité sont rapidement arrivés sur place, les agresseurs ont été repérés puis identifiés par les forces de l’ordre.
Indignation et soutien
Hébergés au PRAHDA d’Aurignac (Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile), le jeune homme et sa famille sont sous le choc de cette violente agression.
L’association Alter’Ego a immédiatement apporté son aide et son soutien en complément des employés d’ADOMA, gestionnaire du PRAHDA. Le maire de la commune, Jean-Michel Losego, a également rencontré la famille pour lui témoigner tout son soutien au nom du conseil municipal et de l’ensemble du village. Pour exprimer aussi son « indignation face à cette agression à caractère raciste ».
Une plainte déposée
Le comité des fêtes dénonce lui aussi cette agression. Pas question pour les bénévoles de voir ternir cette belle fête locale, parfaitement organisée et conduite de manière très responsable. « À travers cet acte intolérable, c’est toute la population d’Aurignac qui est atteinte dans ses valeurs d’accueil », poursuit Jean-Michel Losego. La famille de la victime a déposé plainte auprès de la gendarmerie. De leur côté, la mairie et l’association Alter’Ego réfléchissent aux moyens juridiques de soutenir conjointement cette plainte, afin d’éviter que de telles violences ne se reproduisent.















