La qualité du linge de maison ne se discute pas. Surtout lorsque l’on évoque la chambre à coucher. Dimanche, à Toulouse, une divergence de points de vue a totalement dégénéré. Un homme de 48 ans a été agressé par son compagnon, qui l’a menacé de mort avec un couteau. Sous l’emprise de l’alcool, le conjoint retors a été jugé pour violences aggravées. L’affaire.
Il s’apprêtait à quitter le domicile conjugal, valise en main, mais a tout de même pris soin d’alerter la police avant de tourner la page de trois années (chaotiques) de vie commune. Dimanche 16 août, à Toulouse, un homme de 48 ans a été violemment pris à partie par son compagnon et menacé de mort au couteau.
À son arrivée à l’hôpital, les médecins ont constaté des hématomes, des œdèmes et une fracture du nez. Quatre jours d’incapacité légale ont été délivrés par le médecin légiste. Le triste lot des victimes confrontées aux violences conjugales.
2 g d’alcool dans le sang
Âgé de 48 ans, cet homme évoque devant le tribunal correctionnel, l’origine du conflit avec son compagnon. Un motif futile, pour ne pas dire lunaire. Selon ses explications, l’un voulait garnir le lit de draps en coton-polyester, l’autre… en soie. Éternelle problématique autour de la qualité du linge de maison et source d’opposition entre les concubins.
Interpellé avec 2 g d’alcool dans le sang, l’agresseur présumé était jugé en comparution immédiate, jeudi, pour violences aggravées. Selon lui, l’origine de la dispute serait davantage de nature sexuelle. « Mon client estime que son compagnon violait son intimité sans consentement durant son sommeil, alors même qu’il prenait un cocktail de médicaments pour dormir », confie Me Doro Gueye, l’avocat de la défense.
« Une forme d’emprise »
Un précédent judiciaire avait déjà opposé les amants deux ans plus tôt. Le mis en cause aurait alors déchiqueté la carte bancaire de son conjoint et « exercé une forme d’emprise sur lui ». La victime, qui s’est constitué partie civile mais n’a demandé aucune indemnisation, maintient qu’il a été menacé de mort au couteau avec une sommation : « pars ou je te tue ».
Le mis en cause, âgé de 51 ans, a finalement été condamné à un an de prison avec sursis probatoire, comportant une obligation de soins et une interdiction d’entrer en contact ou de paraître au domicile de la victime et de porter une arme pendant deux ans. Le voilà dans de beaux draps.

















