Au lendemain de la rentrée scolaire, le groupe d’opposition Demain Toulouse note les mesures de la Municipalité concernant l’adaptation des écoles au dérèglement climatique et la sécurité des enfants. Résultats : Médiocre !
Après que le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a fait le point sur les mesures prises par la Ville pour lutter contre les épisodes de fortes chaleurs dans les écoles, le groupe Demain Toulouse estime qu’elles restent « peu ambitieuses et mal menées ».
En effet, si les conseillers municipaux d’opposition concèdent les actions de la majorité pour limiter l’impact des canicules sur les enfants et les agents dans les établissements scolaires, ils regrettent un manque d’anticipation. « Le réchauffement climatique et ses conséquences sont connus depuis les années 1970, et au bout de trois mandats, tout ce que propose Jean-Luc Moudenc, ce sont de pauvres brasseurs d’air », se lamente Agathe Roby, coprésidente du groupe Demain Toulouse.
Brasseurs d’air dont le maire de Toulouse assurait la semaine dernière avoir équipé toutes les salles de classe des 213 écoles maternelles et élémentaires que compte la ville. Mais il reconnaissait toutefois que ces derniers ne suffisent pas en cas de températures extrêmes, ce pour quoi des climatisations avaient été installées dans au moins une grande salle (type réfectoire) par établissement, garantissant ainsi un îlot de fraîcheur dans chaque école.
Des solutions jugées insuffisantes face aux canicules
« C’est trop peu ! » s’exclame Agathe Roby. Si pour l’élue La France Insoumise, la climatisation n’est pas une solution en soi, préférant agir à la source du mal, elle peut être une réponse d’urgence : « Nous demandons ainsi l’installation de clim’ dans tous les espaces publics collectifs, dont les écoles font partie », précise-t-elle. Surtout dans les établissements les plus anciens où la question des fortes chaleurs n’étaient pas forcément, voire pas du tout, prise en compte lors de leur conception. Il ne s’agirait donc pas tant de seulement faire en sorte que les écoles ne ferment pas durant les canicules, que d’assurer de bonnes conditions d’apprentissage pour les enfants et de travail pour les agents.
« Des mesurettes » selon l’élue d’opposition, qui aimerait alors voir dans l’aménagement des cours oasis, désimperméabilisées et végétalisées, une solution réelle aux îlots de chaleur que sont les cours de récréation, rappelant au passage « qu’elles sont le fruit de propositions de la gauche ». Mais là encore, Agathe Roby observe « un manque de volontarisme et des actions peu méthodiques ». Pour atteindre 100% de cours oasis dans les écoles toulousaines comme l’a promis Jean-Luc Moudenc, il faut encore en réaliser 83 d’ici la fin du mandat. Pour la coprésidente du groupe Demain Toulouse, « il faut donc aller plus vite… Mais aussi faire mieux ! » Elle fait là référence à certains établissements où les copeaux de bois composant le sol des cours oasis « a été posé par-dessus le béton… ».
La sécurité des enfants également dans le viseur
Des malfaçons qui évoquent aux élus d’opposition, également la manière dont la majorité a géré les affaires de violences sexuelles sur les enfants commises par des animateurs périscolaires. Si le maire de Toulouse dit avoir pris des mesures nouvelles en la matière, Agathe Roby constate que « dans plusieurs écoles, malgré des signalements, les agents concernés sont toujours en poste », faisant penser à l’élue « que rien ne va changer pour éloigner ce danger ! »
Un climat d’insécurité pour les enfants, également généré par le manque de personnel. « Si Jean-Luc Moudenc a coutume de se dédouaner concernant le manque d’AESH ou d’enseignants, expliquant que ces derniers dépendent de l’État, il doit prendre ses responsabilités concernant les Atsem, les agents techniques et les animateurs périscolaires, qui relèvent eux des prérogatives de la Municipalité », s’insurge l’élue LFI, remarquant un taux d’encadrement dans le périscolaire en baisse constante depuis cinq ans.
Des constats, qui au lendemain de la rentrée scolaire, pousse le groupe Demain Toulouse à annoter le bulletin de l’exécutif toulousain, dont « l’école est pourtant la compétence principale » : « A des capacités, mais peut mieux faire ! »















