En Haute-Garonne, la taxe foncière évolue en 2026 selon les choix des communes. Alors que la majorité maintient son taux, certaines villes ont décidé de l’augmenter nettement. Voici les principales évolutions à connaître cette année.
En Haute-Garonne, la part communale de la taxe foncière évolue cette année de façon très contrastée. Si une large majorité des Municipalités ont choisi de ne pas toucher à leur taux, plusieurs ont, à l’inverse, décidé de l’augmenter. Parmi elles, certaines hausses dépassent les 10% sur le foncier bâti, notamment dans l’agglomération toulousaine.
D’après les données officielles disponibles, 451 communes du département ont ainsi maintenu leur taux de taxe foncière sur les propriétés bâties en 2026. Elles sont néanmoins 119 à avoir procédé à une hausse, contre seulement quatre qui ont fait le choix de le réduire. Dans ce contexte, Léguevin se démarque par l’ampleur de l’évolution décidée cette année.
Léguevin en tête des plus fortes augmentations
Dans cette commune de l’Ouest toulousain, le taux communal passe de 40,04% en 2025 à 48,04% en 2026, soit une progression de 19,98%. Il s’agit de la plus forte hausse recensée cette année parmi les communes de Haute-Garonne.
Derrière Léguevin, deux autres villes de l’agglomération toulousaine enregistrent également une évolution importante. À Saint-Orens-de-Gameville, le taux augmente de 18,01% pour atteindre 49,28%. À Lespinasse, la hausse s’élève à 17,32%, avec un nouveau taux fixé à 40,65%.
La liste des communes affichant une progression supérieure à 10% se poursuit avec Seilh, où le taux progresse de 13,22% pour atteindre 42,81%, puis Antichan-de-Frontignes (+12,89%). D’autres collectivités ont également relevé leur taux dans des proportions comprises entre 5 et 10%, comme Cazaux-Layrisse, Lapeyrère, Saint-Germier, Cathervielle ou encore Baziège.
Lherm, Folcarde, Le Faget, Azas, Lavernose-Lacasse et Saint-Jean complètent la liste des communes ayant enregistré une augmentation d’au moins 5%.
Des baisses exceptionnelles et de forts écarts entre communes
À l’autre extrémité du classement, les diminutions sont beaucoup plus rares. Quatre communes seulement ont abaissé leur taux en 2026. Goudex enregistre le recul le plus important, avec une baisse de 3,71%, suivie de Montréjeau (-2,49%), Beaumont-sur-Lèze (-1,08%) et Saint-Rome (-0,88%).
Ces évolutions annuelles ne reflètent toutefois pas directement le niveau de fiscalité pratiqué dans chaque commune. Malgré son augmentation de près de 20%, et un taux désormais fixé à 48,04%, Léguevin par exemple ne figure pas en tête du classement départemental des taux les plus élevés. La commune occupe en effet la 39e position, alors que Castanet-Tolosan affiche un taux de 61,90%.
À l’inverse, Nénigan présente le taux le plus faible du département, à 22,90%. Quant à la moyenne des taux communaux de taxe foncière sur les propriétés bâties, elle s’établit à 35,12%, tandis que, pour comparaison, Toulouse affiche un taux de 35,35%. Derrière le chiffre annoncé par chaque commune, il convient donc de distinguer la hausse votée d’une année sur l’autre du taux réellement appliqué.















