EXCLUSIF. Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête après la découverte du corps d’une femme sans vie, ce lundi dans un appartement de Tournefeuille, près de Toulouse. L’alerte a été donnée ce lundi dans l’après-midi. Des constatations sont en cours. Toutes les hypothèses sont étudiées.
Sous la chaleur de l’après-midi, beaucoup de fenêtres de cette résidence moderne restent fermées, volets tirés. Au 13 de la rue de la Montjoie, à Tournefeuille, une voiture de police est stationnée devant l’immeuble. Dans un appartement, des constatations sont en cours après la découverte du corps sans vie d’une femme, âgée d’environ 25 ans.
Son compagnon a débarqué en début d’après-midi au commissariat de Tournefeuille, situé à moins de 200 mètres. « Il était en panique », confie un témoin. Cet homme venait signaler l’inconscience de sa compagne. L’alerte a été rapidement diffusée aux services de secours.
Les secours n’ont rien pu faire
Pompiers et équipe médicale d’urgence du Smur 31 se sont déplacés mais sur place, ils n’ont pu que constater le décès de la jeune femme. Le médecin du Samu 31 a émis un obstacle médico-légal. Une précaution désormais habituelle quand un corps sans vie est découvert. Les spécialistes de l’identité judiciaire de la police se sont déplacés pour réaliser les constatations.
Le parquet, dont un procureur se trouvait sur place pour superviser les premiers actes d’enquête, a ouvert un dossier pour « homicide volontaire ». La division de la criminalité territoriale, et sa brigade des atteintes aux personnes, a été saisie de ce meurtre. Le début des recherches dira s’il convient de maintenir cet axe d’investigations et d’enquêter sur un nouveau féminicide.
En effet, la victime aurait récemment déposé plainte pour des violences. Des actes qu’elle reprochait à son compagnon. Elle aurait aussi évoqué une séquestration. Ces plaintes ont été formalisées récemment et elles n’avaient pas encore progressé. La jeune femme retrouvée morte est également connue pour sa consommation de produits toxiques. L’hypothèse d’une prise massive de drogue ne serait, à ce stade de l’enquête, pas écartée.
Une autopsie importante
Le compagnon de la victime, auteur de l’alerte initiale, a été placé en garde à vue. Les policiers veulent comprendre l’enchaînement des faits et préciser l’emploi du temps de cet homme et de la victime. Une autopsie va être rapidement pratiquée à l’institut médico-légal de l’hôpital Purpan. Pour identifier d’éventuelles violences, récentes mais également plus anciennes. Les analyses anatomopathologiques permettront aussi de déceler une éventuelle prise de toxiques ; les résultats de ces analyses ne seront pas connus avant deux ou trois mois.
Prudent, le parquet de Toulouse confirme l’ouverture d’une enquête mais évoque « des circonstances qui demeurent extrêmement floues à ce stade ». Sans écarter la possibilité d’un acte « criminel », la procureure attend les résultats de l’autopsie et des actes en cours pour pouvoir préciser les circonstances de ce drame.
















