Quinze ans après un grand show au Zénith, la jeune association Arènes Wrestling entend installer une scène de catch régulière à Toulouse. Après deux événements complets cette année au gymnase de l’INSA, elle prévoit six shows en 2027.
À Toulouse, Arènes Wrestling veut installer une scène de catch régulière dans le Sud-Ouest. Après un premier show complet en juin, la jeune association affiche déjà complet pour son deuxième rendez-vous et prépare six spectacles en 2027.
Le premier événement avait réuni plus de 300 spectateurs dans le gymnase de l’INSA. Les organisateurs avaient vendu toutes les places environ une semaine avant le spectacle. Ensuite, la billetterie du deuxième show a été lancée le soir même auprès du public présent. « On a fait 70 ventes dans la nuit », raconte Erwan Echupy, l’un des responsables de la structure.
Le deuxième spectacle, baptisé “GLOIRE”, est prévu le 27 septembre, au même endroit. Il affiche lui aussi complet près d’un mois avant la date. Des places pourraient toutefois réapparaître en cas de désistements de dernière minute, selon les organisateurs.
Ramener le catch à Toulouse
« Dans le Sud de la France, de manière globale, c’était très compliqué d’avoir du bon catch indépendant. Il n’y a pas beaucoup de structures qui se démarquent ou qui font parler d’elles », estime Erwan Echupy, vice-président de l’association. Il situe le dernier grand rendez-vous toulousain à un spectacle de la WWE au Zénith, il y a environ quinze ans.
« Dans les années 2010, le catch en France était assez populaire. Mais vers 2015-2016, ça a commencé à être pris pour une blague, en cliché, un “sport de beauf” entre guillemets. Le Nord est parvenu à se renouveler, mais pas le Sud. Il y a eu une cassure », explique Dorian Marchal, à l’organisation du show.
Leur ambition est donc de faire venir à Toulouse des catcheurs déjà connus dans d’autres régions, tout en donnant une place aux talents du Sud qui auront l’occasion de rayonner. Le deuxième spectacle doit ainsi réunir environ vingt catcheurs. Parmi eux figure notamment Joey Janela, l’un des principaux noms du catch.
Une des affiches les plus attendues opposera Leedz Lewis à Cory Zero. « Ils sont dans le top 5 des catcheurs les plus vendeurs en France », selon Dorian Marchal. Un jeune talent est également au programme : Jet Kid, fraîchement 18 ans. Pour Arènes Wrestling, ce mélange est capable d’attirer à la fois les amateurs déjà connaisseurs et un public plus large.
Un projet qui demande des moyens
Derrière les spectacles, Arènes Wrestling doit aussi trouver un modèle économique viable. « Le plus gros défi pour n’importe quelle structure, c’est la rentabilité. Et pour nous, c’est encore plus dur parce qu’on est obligés de faire venir des catcheurs de plus loin », souligne Erwan Echupy.
Une soirée peut coûter entre 5 000 et 7 000 euros, selon les organisateurs. Pour le premier show, la location du ring, son transport et sa manutention avaient représenté environ 800 euros. Pour le deuxième rendez-vous, l’association a investi 6 500 euros dans l’acquisition de son propre ring. « C’est un investissement sur le long terme », souligne Dorian Marchal. L’équipement pourra également être loué à d’autres structures.
La structure veut ainsi passer un cap et mise sur la régularité de ses événements. Six spectacles sont prévus en 2027, au rythme d’un rendez-vous environ tous les deux mois. À terme, Arènes Wrestling souhaite également s’installer dans des salles plus adaptées aux spectacles.
La régularité des shows doit permettre de créer des histoires susceptibles d’attirer le public. « Il faut raconter des histoires. Pour simplifier à l’extrême, c’est le gentil contre le méchant. […] Le but est que le public ressente une émotion qui le fasse revenir, comme dans une série interminable », résume Dorian Marchal. L’équipe espère ainsi se constituer une base de 300 fidèles à chaque événement.














