En Haute-Garonne, cinq sièges de sénateurs seront renouvelés le 27 septembre 2026. À droite comme à gauche, les candidatures se multiplient : 10 au total, que les grands électeurs devront départager.
Cinq sièges sont en jeu en Haute-Garonne le dimanche 27 septembre prochain, à l’occasion des élections sénatoriales. Le département compte actuellement trois sénateurs à droite et au centre : Alain Chatillon et Brigitte Micouleau, tous deux Les Républicains, ainsi que Pierre Médevielle, élu sous l’étiquette Horizons. La gauche dispose elle de deux sièges avec les socialistes Claude Raynal et Émilienne Poumirol.
C’est cet équilibre que les candidats vont tenter de modifier, ou de préserver. La campagne a surtout été marquée par la multiplication des candidatures, 10 au total, et par des tentatives d’accord qui n’ont pas permis de réunir toutes les forces d’un même camp.
À droite, plusieurs listes face à face
Le rassemblement de la droite et du centre devait constituer l’une des principales clés du scrutin. Pierre Médevielle avait ainsi pris la tête d’une liste réunissant Horizons et plusieurs représentants de la droite. Il est accompagné de Brigitte Micouleau (LR), de Vincent Terrail-Novès, maire Renaissance de Balma, et de Jennifer Courtois-Périssé (Parti radical). Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, figure en cinquième position.
Mais cette candidature commune n’a pas empêché deux autres listes de se lancer dans la course. Dominique Faure, maire de Saint-Orens-de-Gameville, conduit une équipe investie par le Parti radical. De son côté, Pierre Lattard, collaborateur d’Alain Chatillon, mène une liste estampillée Les Républicains-Nouvelle Énergie, avec Christine Gennaro-Saint en deuxième position.
Les électeurs de droite et du centre devront donc choisir entre plusieurs options, alors que ce camp détient actuellement trois des cinq sièges du département. La capacité de chacune de ces listes à concentrer les suffrages sera déterminante au moment de la répartition des sièges.
Trois listes à gauche
La gauche aborde elle aussi le scrutin en ordre dispersé. Après d’âpres négociations, le Parti socialiste s’est finalement allié au Parti radical de gauche autour de Thierry Suaud, maire de Portet-sur-Garonne et conseiller départemental. Magali Gasto Oustric, adjointe à Saint-Gaudens et présidente d’une communauté d’agglomération, occupe la deuxième place. Le député Jacques Oberti, qui avait un temps envisagé de mener la liste, est troisième.
Cet accord ne rassemble donc pas l’ensemble des formations de gauche. Le Parti communiste français part séparément avec Catherine Peyge. Les Écologistes, LFI et Génération.s ont, eux, choisi de soutenir Marc Péré, maire divers gauche de L’Union, à la tête d’une autre liste. Ce dernier, qui espérait encore en août dernier pouvoir rassembler toute la gauche, affirme vouloir représenter « la continuité du Nouveau Front Populaire ».
Plusieurs candidatures en dehors des grands blocs
Le scrutin ne se limitera pas à cette opposition entre listes de droite, du centre et de gauche. Julien Léonardelli représente le Rassemblement national, tandis que Béatrice Mazel porte les couleurs de Reconquête.
Deux autres candidatures cherchent à se démarquer des formations politiques traditionnelles. José Sanchez-Perez, directeur de recherches au CNRS, conduit une liste citoyenne qui met notamment en avant les questions environnementales. Jean-Luc Davezac (Bastir Occitanie) défend pour sa part une liste régionaliste, avec une attention particulière portée au monde agricole.
Un vote entre élus locaux
Le 27 septembre, les grands électeurs de Haute-Garonne seront donc appelés à voter pour ces 10 listes, à la préfecture. Les maires et les conseillers municipaux représentent l’essentiel de ce collège, complété notamment par les parlementaires et les conseillers départementaux et régionaux.
À la différence des élections nationales classiques, les sénateurs sont renouvelés par moitié tous les trois ans, pour des mandats de six ans. En Occitanie, neuf départements participent à ce renouvellement en 2026, dont la Haute-Garonne.
Reste à savoir si les grands électeurs reconduiront la répartition actuelle ou si la multiplication des candidatures fera bouger les lignes. Dans un scrutin à la proportionnelle à un tour où cinq sièges seulement sont à pourvoir, chaque liste devra parvenir à transformer son implantation locale en suffisamment de voix pour décrocher l’un des fauteuils haut-garonnais.














