RENCONTRE. Un spectacle immersif de 40 minutes, le cadre intimiste de 350 places de l’église du Gesù, huit actes et six mondes féeriques à traverser, des visuels en trois dimensions révélés par des lunettes spéciales et une musique envoûtante : nous vous dévoilons en exclusivité « Invisible ». Imaginée par le metteur en scène Sébastien Salvagnac, cette nouvelle création poétique s’installera du 27 novembre au 3 janvier à Toulouse. Suivez-nous dans les coulisses de cette nouvelle création inédite.
Et si le merveilleux n’avait jamais disparu de nos vies ? Du 27 novembre au 3 janvier prochain, Toulouse s’apprête à accueillir « Invisible », une création immersive et poétique présentée en première absolue dans le cadre intimiste de l’église du Gesù, au cœur de la Ville rose. Après avoir illuminé la basilique Saint-Sernin avec « Saint-Sernin millénaire » et le château de Bonrepos-Riquet avec « Le songe de Riquet », le metteur en scène Sébastien Salvagnac revient avec une œuvre singulière, invitant petits et grands à porter un regard métamorphosé sur le monde qui les entoure.

« Des choses qu’il faudrait apprendre à voir »
Fruit de deux ans de travail, le projet réunit cinq artistes : le metteur en scène Sébastien Salvagnac, Christophe Brière à la direction artistique des images, le dramaturge Marik Morvan, Cordélia Czaika aux dialogues et à la chorégraphie, ainsi que Cyril Salvagnac à la composition musicale. « On avait envie d’écrire sur le merveilleux et sur ce qu’on ne se donne plus les capacités de voir », explique Sébastien Salvagnac. « Ce qui est toujours là sous nos yeux mais que, par habitude, on oublie de voir. On a appelé ce spectacle ‘Invisible’ parce que ce sont des choses qu’il faudrait apprendre à voir », ajoute-t-il.

« Ce spectacle interroge le temps, la mémoire, la transmission… »
Au cœur de la narration, le public suit Naora, une passeuse de lumière, accompagnant son compagnon Nokxi. Leur quête participative consiste à rassembler des fragments de lumière disséminés dans des univers oubliés : le monde des clochers suspendus, la forêt des murmures, le monde des rêves ou encore la grande bibliothèque de la connaissance. En rapportant ces parcelles lumineuses au sein du majestueux retable de l’église du Gesù, Naora redonne vie à ce joyau architectural. « C’est ce qu’on appelle entre nous un conte philosophique immersif », précise le metteur en scène. « Ce spectacle interroge le temps, la mémoire, la transmission et notre rapport au vivant. On est pris par le temps sans arrêt, et cette vitesse permanente nous empêche de voir les choses essentielles autour de nous. »

Une paire de lunettes à l’entrée
Enveloppé dans un environnement où images et musique sont synchronisées à la seconde près avec la comédienne sur scène, le spectateur bénéficie également d’un dispositif inédit puisque des lunettes spéciales révélant une troisième dimension visuelle font partie intégrante du récit. « Ce n’est pas un gadget », souligne Sébastien Salvagnac. « Cela nous permet d’appuyer notre narration sur l’invisible : il faudra mettre des lunettes pour voir ce qu’on ne voit pas naturellement. »
Mobilisant une soixantaine de collaborateurs et 13 vidéoprojecteurs de haute puissance, cette expérience familiale de 40 minutes propose une immersion technique et poétique exigeante et accessible à tous les publics. « Pour nous, ce spectacle est très important, beaucoup plus que tous les précédents, parce qu’il est différent », confie Sébastien Salvagnac. « C’est une nouvelle manière de travailler. Si c’est un succès, cela veut dire qu’on a trouvé une nouvelle façon de raconter des choses qui nous semblent essentielles. »












