La mairie de Toulouse baptise ce lundi l’un des parvis de la commune du nom de Sarah Halimi, femme juive de 65 ans tuée à Paris en 2017, pour rappeler qu’il est « nécessaire de combattre toutes les formes de haine et de violence ».
À Toulouse, le parvis de la piscine Léo Lagrange, situé au pied de la radio ICI Occitanie, à l’angle des rues des 7 Troubadours et Pierre-Paul Riquet, a un nouveau nom. Le panneau est déjà installé et ce lundi 5 octobre, il sera officiellement baptisé « Parvis Sarah Halimi », du nom de cette sexagénaire, victime à Paris, en 2017, d’un meurtre antisémite doublé d’un féminicide.
La mairie de Toulouse explique vouloir ainsi rappeler qu’il est nécessaire de combattre toutes les formes de haine et de violence : « Donner le nom de Sarah Halimi à ce parvis, c’est faire vivre sa mémoire. Mais c’est aussi adresser un message clair : à Toulouse, l’antisémitisme n’a pas sa place. »
Jeté du haut d’un balcon
Il y a près de neuf ans à Paris, Kobili Traoré, gros consommateur de cannabis, avait roué de coups, au cri de « Allah Akbar », et jeté du haut d’un balcon Sarah Halimi, sa voisine d’immeuble âgée de 65 ans. Bien qu’entérinant la nature antisémite du meurtre, la Cour de cassation avait confirmé l’absence de procès dans cette affaire retentissante en avril 2021. Selon les experts psychiatriques, le meurtrier avait été pris d’une « bouffée délirante » au moment des faits.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555













